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La production mondiale de vin au plus bas depuis 1961

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La production mondiale de vin devrait tomber en 2024 à son plus bas niveau depuis 1961, reculant encore de 2 % par rapport à la mauvaise année 2023, a indiqué le 29 novembre l’OIV (Organisation internationale de la vigne et du vin). Elle est estimée entre 227 et 235 Mhl. Avec une projection moyenne de 231 Mhl, ces vendanges s’annoncent en repli de 2 % par rapport à 2023 et de 13 % par rapport à la moyenne décennale. « Des défis climatiques à travers les deux hémisphères sont de nouveau des causes majeures de ce volume de production mondiale réduit », souligne l’OIV, relevant que la plupart des régions ont souffert. L’Europe attend « un bas niveau de production ». La récolte européenne est ainsi à 11 % sous la moyenne des cinq dernières années. « Si elle se confirmait, ce serait la plus faible de ce siècle », a souligné Giorgio Delgrosso, le responsable statistiques.

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L’Italie, qui avec 41 Mhl (+ 7 % sur un an) fait mieux que ses « très faibles volumes de 2023 », retrouve la place de numéro un mondial. La France a en revanche connu en 2024 le déclin le plus marqué d’une année à l’autre parmi tous ces pays (-23 %, à 36,9 Mhl), et repasse en seconde position, souligne l’OIV. L’Espagne (33,6 Mhl, + 18 %) arrive en 3e position. Les Etats-Unis, 4e producteur mondial, affichent une récolte moyenne de 23,6 Mhl, légèrement en deçà de 2023. Dans l’hémisphère Sud, les volumes devaient être les plus faibles depuis deux décennies, là encore du fait des conditions climatiques. Précédemment, ces régions (environ 20 % du total mondial) tendaient à contrebalancer le bilan général quand l’hémisphère Nord souffrait, signale à l’AFP le directeur de l’OIV, John Barker, qui relève une « volatilité générale accrue ces dernières années ». « Les impacts du changement climatique s’accumulent, et se préoccuper du climat et de la durabilité est crucial pour l’avenir. »

L’OIV note que la plupart des régions ont souffert de la météo