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Le pruneau français « sacrifié » par l'accord UE/Etats-Unis

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La filière du pruneau d’Agen dénonce, dans un communiqué publié le 9 septembre, la suppression, depuis le 1er juillet des droits de douane sur les pruneaux américains importés dans l’Union européenne (UE), prévue par l’accord commercial conclu entre l’UE et es États-Unis. Selon le Bureau national interprofessionnel du pruneau, les entreprises de transformation américaines étaient, jusqu’à présent, soumises à des droits de douane de 9,6 %. « Jamais informée ni consultée par les autorités françaises ou européennes, la filière française du pruneau s’estime sacrifiée sur l’autel des négociations commerciales imposées par les Américains », déplore l’interprofession. Entre 2020 et 2025, environ 7 675 tonnes de pruneaux américains ont été annuellement importées dans l’UE et le Royaume-Uni. La filière redoute que ce volume n’augmente « de façon très importante » avec la suppression des droits de douane, réduisant d’autant les débouchés potentiels pour les entreprises françaises.

Et de rappeler que cette « nouvelle concession tarifaire » s’inscrit dans une dynamique plus large d’ouverture du marché européen aux principaux pays producteurs de pruneaux. Le Chili, premier producteur et exportateur mondial de pruneaux, bénéficie depuis le 1er février 2023 d’un accès au marché européen à droits de douane nuls, dans le cadre d’un accord avec l’UE. L’accord UE-Mercosur prévoit, quant à lui, une libéralisation tarifaire des échanges de pruneaux, ouvrant notamment de nouvelles perspectives d’accès au marché européen pour l’Argentine, cinquième pays producteur. L’interprofession a donc interpellé par courrier Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, sur la cohérence de ce nouvel accord commercial avec l’objectif de souveraineté alimentaire.

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JJ

Les droits de douane étaient jusqu’à présent de 9,6 %