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Les ambitions de croissance de Maïsadour pour sa volaille

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La coopérative landaise Maïsadour a présenté un ambitieux plan de développement de la production de volailles, en liberté, Label Rouge et de « poulet du quotidien » dont le Poulet d’Ici.

Maïsadour a convié le 19 juin près de 200 adhérents, responsables territoriaux, banquiers, etc., à la présentation de son plan d’installation, tant en volailles Label Rouge et IGP Landes qu’en poulet du quotidien Poulet d’ICI ou sous d’autres marques. Afin de combler ses quatre abattoirs, la maison mère de Fermiers du Sud-Ouest souhaite produire 38 millions de volailles en 2028, contre 30 millions en 2025 en conservant un peu plus d’une moitié de volailles fermières, selon le tableau d’objectifs fourni par la direction de la communication.

Pour y parvenir, la coopérative déploie les grands moyens, en particulier un subventionnement « jusqu’à 40 % des coûts d’installation » sous forme d’aides directes (essentiellement sous forme de complément de prix par volaille durant la durée de l’amortissement). Elle fournit aussi un « appui à toutes les étapes (conception, montage du dossier, démarches réglementaires, mise en production) », selon son communiqué du 19 juin. Les jeunes éleveurs peuvent aussi compter depuis deux ans sur son service de transmission.

Maïsadour veut ainsi susciter la construction d’ici à 2029 de 150 cabanes de volailles des Landes en liberté, de 50 bâtiments d’élevage en plein air et de 15 bâtiments standards de 1350 m2. Euralis, qui est en projet de fusion avec le groupe landais et qui lui réserve la moitié de ses volailles, prévoit d’augmenter sa production de 1 million à 6,5 millions de volailles, partiellement standards.

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Au soja local

Interrogé sur l’expansion du Poulet d’Ici, le président de la filière Volailles, Michaël Dolet-Fayet, précise que l’objectif est que ce poulet du quotidien nourri avec du soja exclusivement local représente dans deux ans la moitié des apports de l’abattoir de Condom, dans le Gers. Celui-ci en abat aujourd’hui 90 000 par semaine sur 260 000 poulets standard, indique-t-il, et il en faudra 125 000 à 140 000 en 2028 (sur 330 000 selon le document de la direction).

Pour parvenir à installer les bâtiments, dans les Landes et accessoirement le Périgord, « un gros travail est réalisé en amont des projets avec les politiques et les services de l’Etat », souligne Michaël Dolet-Fayet. « Le Poulet d’Ici, tout le monde en mange ; les éleveurs en sont fiers et l’alimentation au soja local fonctionne très bien commercialement », argumente-t-il. Il précise, au sujet des 40 % de subventionnement par Maïsadour, que « ce sont bien des aides directes de Maïsadour, hors subvention PCAE [Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations] et financements par l’agrivoltaïsme par exemple ». La coopérative landaise inscrit ce plan de développement dans « un contexte de forte croissance de la demande (+ 10 % en 2024) », selon le communiqué, et le cadre de sa stratégie Ambition 2030.

38 millions de volailles en 2028, contre 30 millions en 2025