Dans deux règlements publiés les 10 et 11 août au Journal officiel de l’UE, la Commission européenne fixe des teneurs maximales en plomb et cadmium pour de nouvelles denrées alimentaires.
Concernant le plomb, des quantités maximales à respecter s’appliquent désormais aux champignons sauvages, au curcuma et gingembre frais (0,80 mg/kg de poids à l’état frais) ; au miel (0,10) ; aux épices séchées (0,60 à 2,0 selon le type) ; aux vins de liqueur obtenus à partir de raisin fabriqués dès les vendanges de 2022 (0,15) ; aux compléments alimentaires (3,0) ; et à certaines préparations et boissons pour nourrissons et enfants en bas âge.
Concernant le cadmium, la Commission établit des teneurs maximales différenciées selon un large éventail de fruits et légumes. Apparaissent également au barème les légumineuses séchées (0,040 mg/kg) et protéines issues de celles-ci (0,10) ; les graines oléagineuses (0,10 à 1,20) ; le quinoa (0,15) ; les pignons (0,30) ; certains produits à base de cacao et de chocolat (0,10 à 0,80) ; ainsi que des préparations pour nourrissons et jeunes enfants.
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Par ailleurs, pour ces deux métaux lourds, les teneurs maximales déjà existantes pour de nombreux autres aliments ont été abaissées. D’après l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), le plomb peut provoquer une neurotoxicité chez les jeunes enfants, une néphrotoxicité et des problèmes cardiovasculaires chez les adultes. Le cadmium peut quant à lui provoquer un dysfonctionnement des reins.
Les deux règlements entreront en vigueur vingt jours après leur publication. Les produits ne respectant pas les nouvelles teneurs maximales, et qui auront été mis sur le marché avant l’échéance, « ne devraient être autorisés à rester sur le marché que pendant une courte période », indiquent les textes.