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Pommes de terre : la filière obtient une aide au retrait de volumes non transformés

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La filière de la pomme de terre, en contact le 9 juin avec Didier Guillaume par visioconférence, a reçu l’assurance d’« un accompagnement financier significatif dans le cadre de la crise Covid-19 », indique le GIPT (interprofession). « Cette aide permettra de couvrir partiellement les coûts engendrés par le retrait des volumes de pommes de terre non transformées pendant la crise sanitaire, du fait de l’arrêt quasi total des activités de restauration, selon un communiqué. Elle s’inscrit dans le cadre de l’article 222 de l’OCM unique dont le bénéfice a été accordé au secteur par la Commission européenne. » Les interprofessions CNIPT (marché du frais), GIPT (produits transformés) et les services du ministère de l’Agriculture vont se réunir « très prochainement » pour définir les modalités du dispositif d’aide, précise le communiqué.

Face à 200 M€ de perte financière liée au coronavirus, la filière de la pomme de terre réclame 35 M€ d’aide sectorielle, selon un communiqué du GIPT le 26 mai. La Coordination rurale (CR) et sa branche France Grandes cultures (FGC), après avoir demandé que le pourcentage de pommes de terre alloué à l’aide alimentaire soit augmenté, proposent, elles, que les surplus de pommes de terre soient orientés vers l’alimentation animale, selon un communiqué le 8 juin. Mais, pour ce faire, les stocks doivent être transportés et conservés dans de bonnes conditions, « autant de coûts supplémentaires pour les éleveurs ». La CR et FGC demandent au gouvernement de participer à cet effort, en ouvrant des bourses au transport, comme cela avait été fait pour le fourrage. Au moment où une sécheresse, « qui pourrait être importante », se profile, les pommes de terre « constituent un apport intéressant pouvant être incorporé à des rations, notamment pour les bovins », ajoute le communiqué. Une bourse en ligne pour les pommes de terre « faciliterait les prises de contact avec les transporteurs », précisent les deux associations. Celles-ci se disent prêtes à organiser la mise en lien entre les producteurs de pommes de terre et les éleveurs.

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200 M€ de perte financière liée au Covid-19