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PSN : le réseau FNSEA se mobilise en zone de plaine

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Après le Massif central, la grogne contre les hypothèses envisagées pour la future Pac gagne les zones de plaine. Dénominateur commun de ces actions en ordre dispersé : les futurs éco-régimes, jugés trop exigeants.

De nombreuses fédérations locales de la FNSEA appellent à manifester dans les prochains jours pour s’opposer aux hypothèses envisagées par le gouvernement pour le PSN (déclinaison française de la future Pac). Une semaine après le Massif central, la FRSEA du grand Bassin parisien (douze départements) appelait à battre le pavé le 2 avril. Un mot d’ordre régional relayé en Seine-et-Marne et dans l’Eure, deux départements membres du grand bassin.

Les effets cumulés des scénarios présentés par la DPGE (ministère de l’Agriculture) risquent de « faire perdre de 50 à 70 €/hectare aux producteurs de plaine qu’ils soient céréaliers ou éleveurs », s’alarment la FDSEA et les JA de Seine-et-Marne dans un communiqué. Autres départements mobilisés le même jour : Haute-Garonne et Calvados. En Bourgogne-Franche-Comté, la FRSEA a appelé sur Twitter à une action, le 6 avril à Dijon, pour obtenir « des mesures concrètes pour les zones intermédiaires ». Des mobilisations étaient aussi prévues dans la Marne et les Hauts-de-France le 2 avril, puis dans le Centre-Val de Loire le 6 avril, indique Jérôme Despey, le secrétaire général de la FNSEA, à Agra Presse.

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Réunion des présidents de région à la FNSEA

Le syndicat n’a pas lancé de mot d’ordre national, précise Jérôme Despey. « Nous réunirons très prochainement nos présidents de région, vraisemblablement la semaine prochaine, pour discuter des suites à tenir » après ces mobilisations, ajoute-t-il. Les consultations sur le PSN présentent selon lui « des incertitudes qui génèrent du mécontentement » sur plusieurs sujets : aides couplées, zones intermédiaires, second pilier, aides à l’installation, gestion des risques, etc. Le secrétaire général de la FNSEA pointe « de fortes incertitudes en termes de chiffrage sur les aides animales ciblées à l’UGB », avec un « impact important sur l’élevage allaitant, en particulier naisseur-engraisseur, qui nécessite de retravailler les curseurs ». « Quand on ne réfléchit pas la Pac dans sa globalité, et qu’on la prend par petits morceaux, cela amène du mécontentement partout », résume-t-il.

Un thème fait toutefois l’objet d’une « inquiétude totalement partagée » par les régions, selon M. Despey : le niveau d’exigence des éco-régimes, qui « pourrait exclure plus d’un tiers des agriculteurs ». « Notre volonté, c’est de s’assurer que cette mesure soit ouverte à tous et que l’effort à consentir soit supportable », rappelle Arnaud Rousseau, vice-président de la FNSEA en charge de la Pac.

Du Centre au Grand Est en passant par le grand Bassin parisien