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PSN : les ONG pour une mutation protéique et un élevage extensif

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Les ONG du Réseau action climat (Rac) se sont positionnées sur les scénarios d’aides couplées et d’éco-régimes de la DGPE pour la future Pac. Elles entendent pousser « une mutation protéique », tout en préservant l’élevage extensif.

Après avoir étudié les premières hypothèses de la DGPE (ministère de l’Agrlculture), les parties prenantes de la consultation sur la déclinaison française de la future Pac, le Plan stratégique national (PSN), avaient jusqu’au 26 mars pour livrer leurs dernières recommandations pour le 1er pilier de la Pac. Le Réseau action climat (Rac), qui fédère vingt-cinq ONG sur les questions climatiques, dont FNE, Greenpeace, FNH et WWF, a transmis une note de positionnement sur les aides couplées (animales et légumineuses) et les écorégimes, qu’Agra Presse a pu consulter. L’ambition est de défendre une « mutation protéique » tout en défendant un modèle d’élevage extensif.

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Le réseau situe cette note dans un positionnement plus général en faveur d’une « diminution de la consommation et de la production de produits animaux couplée avec une amélioration de la durabilité des modes d’élevage ». Toutefois, estime-t-on au Rac, le PSN n’est pas l’outil idoine pour diminuer le cheptel : « Le levier pour baisser le cheptel se situe plutôt dans la loi Climat », explique Cyrielle Denhartigh, responsable agriculture au Rac. Au Parlement, les mesures phares des associations sont le menu végétarien dans les cantines et la limitation des élevages « les plus industriels » (soumis à autorisation).

L’aide fourragère aux éleveurs

Par l’intermédiaire du PSN, les propositions du Rac poussent tout de même en direction d’une « mutation protéique », et les associations « saluent » à ce titre le scénario étudié par la DGPE de doubler l’enveloppe destinée aux légumineuses, ainsi que l’introduction d’une aide aux légumes secs à destination de l’alimentation humaine. Le Rac souhaite toutefois que le montant unitaire de cette aide aux légumes secs soit revu à la hausse. Par ailleurs, il demande que les aides aux légumineuses fourragères aillent en priorité aux éleveurs, et pour ce faire, que l’octroi de cette aide soit conditionné à la détention d’UGB.

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Concernant l’aide animale, le Rac défend une position proche de celle de la Confédération paysanne, à laquelle il est associé dans la Plateforme pour une autre Pac. Les ONG se réjouissent de l’étude du critère UGB pour l’octroi des aides bovines, « privilégiant ainsi davantage les élevages bovins plus extensifs ». Elles souhaitent toutefois qu’elles soient conditionnées à une part minimale de prairies (dans la SAU ou la SFP), et assorties d’un plafonnement de l’aide, et d’une séparation des enveloppes allaitantes et laitière.

Enfin, le Rac a également réagi aux propositions d’éco-régimes de la DGPE, demandant, comme la Conf', une plus grande sélectivité, et notamment l’exclusion des certifications environnementales des entreprises (C2E), de niveau 2 et 3 (HVE).

« Le levier pour baisser le cheptel se situe plutôt dans la loi Climat »