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UE/États-Unis : Washington cible de nouveau les normes européennes

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Devant les eurodéputés de la commission de l’Agriculture, le secrétaire américain à l’Agriculture (USDA), Tom Vilsack a défendu, le 12 juillet, la même position que ses prédécesseurs en demandant indirectement aux Européens de lâcher du lest sur leurs normes sanitaires et phytosanitaires (sur le bœuf aux hormones et OGM en particulier) afin de trouver un terrain d’entente sur un accord commercial. Plus ouvert que son prédécesseur néanmoins, il a assuré qu’« il faudra approfondir le dialogue pour trouver des solutions créatives », tout en précisant qu’« elles permettraient de combler le déséquilibre existant entre les opportunités commerciales offertes par le marché américain aux produits agricoles européens et l’accès restreint du marché de l’UE à nos produits ».

Durabilité des systèmes alimentaires

Dans le même temps, il a souligné que l’UE et les États-Unis poursuivaient les mêmes objectifs autour d’un système alimentaire durable. Comme pour Bruxelles dans le cadre de sa Stratégie de la ferme à la table, Washington cherche, pour atteindre la neutralité carbone en 2050, à « réduire les gaz à effet de serre en promouvant des circuits courts, en séquestrant davantage de carbone, en réduisant la quantité de méthane provenant de l’élevage, en réduisant les déchets alimentaires pour les valoriser ou encore en développant les techniques de sélection végétale (NBT) ». Sur tous ces enjeux, Tom Vilsack espère que les deux parties « pourront unir leurs efforts en termes de recherche et innovation et ainsi procéder à des échanges de bonnes pratiques ».

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Toutefois, il prévient que si « le voyage est effectivement le même, les chemins empruntés sont différents ». Sur ce point, il explique que les États-Unis ont décidé de se « focaliser sur un système volontaire basé sur le marché, la science et les incitants ». « Nous allons donner le choix aux agriculteurs d’opter pour telle ou telle forme d’agriculture (biologique ou conventionnelle). À travers cette méthode, nous obtiendrons ainsi plus rapidement des progrès significatifs pour relever le défi du climat », précise-t-il.