Les estimations de vendanges 2025 en France ont été revues à la baisse pour atteindre un volume comparable à celui, déjà faible, de 2024, du fait notamment de l’impact de la canicule du mois d’août, a indiqué le 7 octobre le ministère de l’Agriculture. Au 1er octobre, la production est chiffrée à 36 Mhl (contre 37,4 Mhl en septembre), soit très en deçà de la moyenne quinquennale (-16 %), d’après le service de la statistique Agreste. « Les vendanges, désormais presque achevées, confirment les conséquences défavorables de la canicule d’août sur le potentiel de production dans la plupart des bassins », a-t-il noté. Dans le Bordelais, l’arrachage de 8 000 ha accentue la baisse de la production, qui serait légèrement inférieure à celle de l’an dernier, déjà réduite, avec -2 % (contre + 1 % précédemment). En Languedoc-Roussillon, amplifiée par l’arrachage de plus de 10 000 ha, la chute de production serait de 9 % (contre 5 %). Dans le Sud-Ouest, les 3 500 ha arrachés contribuent à la faible vendange, en retrait de 2 % (contre + 2 %).
En Bourgogne, la récolte du bassin s’annonce supérieure de 45 % à celle de 2024 (inchangé). À l’inverse, dans le Beaujolais, le rendement serait le plus faible depuis au moins 35 ans, conséquence de la canicule, du mildiou, de la coulure et de la grêle. La production y est attendue en baisse de 32 % sur un an. Dans les Charentes, les rendements apparaissent faibles et hétérogènes. La production y est annoncée légèrement inférieure à celle déjà réduite de 2024, avec -2 % (contre 0 % en septembre). Dans le Sud-Est, elle serait proche de 2024, à + 1 % (contre + 7 %), avec un impact marqué de la canicule en Ardèche, Vaucluse, Bouches-du-Rhône. En Champagne, les vendanges dépasseraient celles de 2024, avec + 14 % (contre + 12 %), comme dans le Val de Loire, à + 15 % (contre + 26 %), en dépit de la canicule.
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JCD