Agra Business | Bayer, Marie Brizard, Compass/Terrena et Eauzons !

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Glyphosate : Bayer doute de l'avenir de son herbicide face aux poursuites judiciaires

Le groupe de pharmacie et d'agrochimie allemand Bayer a assuré le 26 avril qu'il devient « impossible de continuer » à vendre de manière rentable son herbicide au glyphosate comme auparavant, en raison des « poursuites judiciaires » en cours, rapporte l’AFP. Concernant les ventes de glyphosate aux États-Unis, il n'y a « pas de plans spécifiques pour abandonner cette activité », a assuré Bill Anderson, président du directoire de Bayer, lors de l'assemblée générale des actionnaires. Mais il s'avère « impossible de continuer à commercialiser le produit de la manière dont nous l'avons fait par le passé, en termes de viabilité financière, en raison des poursuites judiciaires », a-t-il prévenu, interrogé sur ce point par des actionnaires fort critiques. Depuis le rachat de Monsanto en 2018, le groupe de Leverkusen croule sous le poids de procès aux États-Unis liés au Roundup, célèbre herbicide à base de glyphosate produit par sa filiale et accusé d'être cancérigène. Bayer, qui promet depuis plusieurs mois de réduire « significativement » les litiges liés au glyphosate d'ici la fin 2026, a réitéré cette promesse. Le groupe a déjà dû s'acquitter de 11 Md$ pour régler à l'amiable plus de 100 000 procès aux États-Unis, tandis que 67 000 sont toujours pendants devant la justice.  Pour en sortir, le groupe mise sur une décision de la Cour suprême américaine, saisie début avril d'un recours lié au glyphosate.

Pesticides : lancement d’un appel à projets pour « massifier » les réductions

Dans le cadre du plan Ecophyto 2030 – et dans le prolongement d’un précédent appel à manifestation d’intérêt –, BPI France a lancé le 24 avril l’appel à projets PRAAM* afin « accélérer la massification de pratiques » de réduction des phytos « à l’échelle d’un territoire ». Le principe est d’« accompagner à titre expérimental le passage entre le stade de la recherche appliquée et la généralisation de méthodes éprouvées ». Pour cela, la démarche soutiendra les « projets portés par des acteurs économiques impliqués dans la valorisation des produits agricoles et en lien direct avec l’amont agricole ». Il s’agit de projets d’envergure, avec un budget minimal de 2 M€ (500 000 € en outre-mer) et une « durée indicative de 60 mois ». Pour émarger, les porteurs de projet doivent respecter les neuf points du cahier des charges : projet collaboratif, « déploiement massif » d’une ou plusieurs combinaisons de leviers, « accompagnement de la prise de risque », etc. L’AAP est ouvert jusqu’au 14 avril 2026, avec trois dates de relève intermédiaires. Doté d’une enveloppe de 90 M€, il pourrait être victime de coupes budgétaires, avance le média Contexte. « Ce n’est pas acté et nous défendons le dispositif », a répondu Matignon au média.
* Prise de risque amont et aval et massification de pratiques de réduction des phytos

Fruits et légumes/fleurs : Unilet lance un programme collectif contre les lépidoptères

Afin de trouver de nouvelles solutions de protection des cultures contre les lépidoptères, Unilet (interprofession des légumes transformés) a annoncé le 24 avril le lancement du programme collectif Acompli*, réunissant 19 partenaires dont l'Inrae, des instituts techniques, start-up et experts. Ces insectes ravageurs menacent « la pérennité des productions françaises de haricots, choux, carottes, cultures florales, lavande, lavandin, maïs doux, pois chiche, pruneau, salade et tomate », liste un communiqué. En effet, « les deux tiers des substances actives » actuellement employées contre les lépidoptères « risquent d’être interdites d’ici 2027, alors même que ces solutions sont déjà insuffisantes en cas de fortes infestations ». Ce programme mettra l’accent sur « la prophylaxie », « la prévention », « une approche territoriale et surtout inter-filières inédite ». Les stratégies viseront « l’intégralité du cycle du ravageur et non plus seulement le stade chenille phytophage », en s’appuyant sur les recherches « les plus avancées » (surveillance connectée, biocontrôle, auxiliaires, parasitoïdes, substances naturelles,etc.). Acompli s’inscrit dans le cadre du Parsada.
* Acquisition d’outils et de méthodes de protection contre les lépidoptères en inter-filières

Phytos/vin : des riverains prêts à mettre 11 €/an dans un fonds pour la réduction (étude)

Quel est le consentement à payer (CAP) des riverains vis-à-vis des pesticides ? Une étude, publiée en février dans la Revue française d’économie, chiffre combien les habitants des vignobles bordelais et charentais sont prêts à mettre dans un fonds pour la réduction des usages. L’équipe de chercheurs AgroSup Dijon, Inrae, CNRS s’est appuyée sur un échantillon de 508 personnes, rapporte le 24 avril le Centre d’études et de prospective (CEP) du ministère de l’Agriculture. L’objet du questionnaire était de savoir s’ils sont « prêts à financer un fonds destiné à compenser les surcoûts supportés par les viticulteurs arrêtant d’utiliser des pesticides, à développer la recherche d’alternatives ou à mettre en place des infrastructures naturelles de lutte biologique ». Résultat : le CAP moyen est de 11 € annuels par ménage, représentant 62 M€ sur la zone étudiée. Les plus enclins à payer ont moins de 45 ans, résident à moins de 500 m des vignes, et y pratiquent sports et loisirs. À l’opposé, les consommateurs de vins bio ont un faible CAP, « leur engagement en tant que consommateur prenant le pas sur celui de résident », indique le CEP. L’idée de fonds régional est rejetée par environ un tiers des sondés, « notamment des plus concernés par les effets des pesticides sur la santé. Leur refus est motivé par une réaffirmation du principe « pollueur-payeur » et par une exigence de santé publique. »

Spiritueux : MBWS (Marie Brizard) voit ses ventes plonger en France au premier trimestre

Le groupe français de vins et spiritueux MBWS (Marie Brizard, William Peel) a dévoilé le 24 avril ses performances commerciales au premier trimestre, montrant un « fort recul des ventes en France dans un marché des spiritueux toujours en retrait ». Son chiffre d’affaires de janvier à mars 2025 atteint 42,2 M€ (-2,3 % en glissement annuel). En France, MBWS affiche une baisse d’activité de 9,9 %, à 17,6 M€. « Les ventes en grande distribution sont en recul dans un contexte particulièrement difficile de négociations commerciales annuelles, donnant lieu à des ruptures et des pertes de distribution », selon le communiqué. Avec la poursuite du ralentissement du marché des spiritueux, « l’activité des marques stratégiques est pénalisée et affiche une perte de distribution et de parts de marché », notamment pour le whisky William Peel, indique le groupe. À l’international, le chiffre d’affaires grimpe de 3,8 % au premier trimestre, à 24,6 M€, porté par les services industriels. L’activité est « compliquée » aux États-Unis et en Scandinavie, où MBWS connaît une nette baisse des ventes et expéditions. Les marchés export apparaissent stables, avec une progression en Afrique-Moyen Orient, en Pologne et dans les Dom-Tom, un retrait sur l’Asie-Pacifique, le Canada.

Pollution de l’air : l’État échappe à une nouvelle condamnation, réunion le 12 mai

L'État, condamné à plusieurs reprises depuis 2017 pour ses manquements sur la pollution de l'air, a vu ses efforts récompensés le 25 avril par le Conseil d'État qui a refusé de lui imposer une nouvelle astreinte financière réclamée par des ONG environnementales. Entre le déclin du diesel, la création des Zones à faibles émissions (ZFE) et les incitations au chauffage moins polluant, les émissions nationales d'oxydes d'azote (NOx) n'ont cessé de décliner, atteignant en 2024 un minima depuis au moins 1990. Résultat : « plus aucune zone » en métropole « ne dépasse les seuils de pollution aux particules fines (PM10) et le seuil de pollution au dioxyde d'azote (NO2) est quasiment respecté à Lyon et proche de l'être à Paris », écrit le Conseil d'État. La plus haute juridiction administrative conclut que « les mesures prises pour respecter les seuils de pollution ont porté leurs fruits » et que l'État a bien « exécuté (...) dans sa totalité » les obligations contenues dans sa première condamnation de 2017. Saluant une décision qui « conforte » l’action du gouvernement, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher réunira le 12 mai ses homologues de l'Aménagement du territoire et de la Santé avec des élus d'agglomérations encore trop polluées. Ce « Roquelaure de la qualité de l'air » se veut une réponse aux menaces contre les ZFE, dont les députés ont récemment voté, en commission, la suppression.

Viande/restauration : Compass et Terrena contractualisent 1 500 bovins par an

D'après un communiqué du 22 avril, Compass Group France commence à remplir son objectif à un an de servir dans un millier de restaurants d’entreprise du bœuf français de race à viande sous certification environnementale de niveau 2 grâce à la contractualisation de 1 500 carcasses entières avec Terrena. La société de restauration (3 000 établissements, un million de repas par jour) a conclu un « partenariat stratégique » avec la coopérative en mai 2024 pour développer une filière dite « bœuf à l'équilibre ». Les pièces de bœuf issues de cette chaîne d’approvisionnement sont livrées depuis le 1er avril 2025 à plus de 500 restaurants Eurest ou Exalt. Pièces à griller (maturées 14 jours), à mijoter, émincés et steaks sont cuisinées par des équipes formées spécifiquement, informe Compass. Cité dans le communiqué, Emmanuel Bernard, président de la section bovine d’Interbev (interprofession), salue une démarche qui « permet une utilisation optimale des ressources disponibles, la possibilité d’affirmer des choix de qualité et d’origine de la viande tout en s’investissant à développer la juste rémunération de l’ensemble des acteurs de la filière ».

Abattoir de Charlieu : la préfecture refuse de fermer l’outil, L214 porte plainte

Dans un communiqué du 25 avril, L214 indique que « la préfecture de la Loire a annoncé ne pas fermer l’abattoir » de Charlieu, où l’association avait révélé des maltraitances animales la veille. L’ONG appelle à « un rassemblement le 30 avril » à Saint-Étienne, et annonce qu’elle « entame un recours en responsabilité contre l’État pour manquements à sa mission de contrôle vétérinaire à l’abattoir de Charlieu, auprès du tribunal administratif de Lyon ». « Les services vétérinaires de la préfecture sont les premiers responsables des dysfonctionnements de cet abattoir », estime L1214. Par ailleurs, les autorités ont suspendu un salarié de l’abattoir, affirme encore l’association abolitionniste, qui dénonce une décision « irresponsable et injuste ». De leur côté, six ONG de protection animale réformistes*, membres du Comité national d’éthique des abattoirs, appellent la ministre de l’Agriculture à « renouveler une inspection généralisée » sur le respect de la protection animale dans les abattoirs, comme l’avait ordonné Stéphane Le Foll en 2016. « Ce scénario se répète invariablement depuis plusieurs années et les animaux subissent d’insupportables souffrances en raison de mauvaises pratiques qui perdurent », pointent les associations dans une lettre ouverte.
* OABA, CIWF France, FBB 30 millions d’amis, Welfarm, LFDA

Aquaponie/légumes : près de Pau, les travaux de la ferme d’Eauzons ! ont démarré

Le 25 avril, la société Eauzons ! annonce que les travaux de sa ferme de production en aquaponie ont débuté. Ce site, implanté à Lescar, en périphérie de Pau (Pyrénées-Atlantiques), comprend une surface couverte de 8 000 m2 dédiée à la fois à l’élevage de truites et à la culture de plantes maraîchères : salades, plantes à fruits, aromates et fleurs. Le tout, dans un système agroécologique en circuit fermé, principe de base de l’aquaponie. Les eaux de sortie des bassins d’élevage de poissons sont phytoépurées par des plantes maraîchères qui utilisent les nutriments dissouts comme engrais naturel : ces eaux sont ensuite réinjectées dans les bassins. Le lancement de ce chantier concrétise trois années de recherche, de conception et de rencontres : une ferme pilote avait été mise en place dans le Gers. Ce projet, alliant culture de produits de haute qualité et respect de l’environnement, a convaincu différents partenaires dont le Blue Forward Fund, géré par Seventure Partners, un fonds à impact spécialisé dans l’économie bleue. Un soutien qui devrait permettre d’accélérer la phase commerciale des produits de la ferme et le déploiement d’autres structures, autour notamment du saumon et de productions végétales tropicales. (Anne Gilet)

Grandes cultures : le Centre commun de recherche de l’UE reste prudent sur les rendements

Les auteurs du bulletin Mars du Centre commun de recherche de l’UE (JRC, Commission européenne) sur la surveillance des cultures en Europe mettent en avant deux situations totalement opposées entre le nord et le sud dans leur bulletin du 22 avril. Ainsi, une sécheresse prédominante est observée en Europe centrale et septentrionale, notamment dans le nord-est de la France, dans les pays du Benelux, en Allemagne et en Pologne. « Ces régions connaissent un déficit pluviométrique d'au moins 50 % par rapport à la moyenne et, pour la plupart d'entre elles, la période analysée figure parmi les plus sèches depuis 1991 », indique le rapport. Cette situation entraine des déficits hydriques dans les sols qui sont susceptibles de nuire au développement des cultures d'hiver et suscitent des inquiétudes. Dans le même temps, des précipitations abondantes en Europe du sud ont permis d’améliorer l'humidité des sols, mais également les perspectives de rendement des cultures. Toutefois, le rapport précise que les perspectives de rendement restent favorables en Europe, l'Espagne et la Roumanie anticipant des rendements supérieurs à la moyenne.

Distribution/malbouffe : Intermarché va tester « la vente de produits plus sains en caisses »

Dans un message sur LinkedIn le 24 avril, Thierry Cotillard, président du groupement Mousquetaires, a indiqué qu’Intermarché testera, « dans quelques magasins », « la vente de produits plus sains en caisses ». « On ne va pas se mentir, écrit-il, la caisse reste un lieu important pour les achats d'impulsion et pour générer des ventes supplémentaires. Mais on peut aussi se faire plaisir avec des produits plus sains. » Il reconnaît que, en septembre 2024, lors d’une interview sur France Inter qu’il repartage, sa réponse sur les confiseries en caisses « n'était pas la bonne, ou du moins pas assez engagée ». 89 % des magasins Intermarché proposent des confiseries juste avant le passage en caisses, rappelait alors la journaliste Léa Salamé. De son côté, dans son avis du 22 avril, consacré à l’accès à une alimentation de qualité, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) recommande, entre autres, d’« engager avec les distributeurs une démarche visant à modifier le positionnement dans les magasins des produits ultra-transformés, trop salés, trop sucrés, trop gras (sucreries, snackings…) pour qu’ils ne soient plus placés près des caisses ». La chambre consultative propose de légiférer « si les résultats ne sont pas atteints grâce à cette méthode à l’issue d’un délai d’un an ».

Installation : les start-up Eloi et Feve dans la nouvelle promotion Impact 40/120

La start-up Eloi, experte de la transmission de fermes à de nouveaux agriculteurs engagés en agroécologie, intègre la deuxième promotion de l'indice Impact 40/120, lancé en 2024 par Impact France. Tout comme la foncière Fermes en vie (Feve), qui finance des fermes durables grâce à l'épargne citoyenne, facilitant elle aussi le renouvellement des générations. Pour rappel, l'indice Impact 40/120 vise à mettre en lumière les 120 start-up à impact les plus prometteuses, et parmi elles, 40 futures « licornes ». À la clé : un accompagnement stratégique « sur mesure » pour « accélérer sa croissance », se réjouit Eloi dans un communiqué, comprenant aussi une « évaluation approfondie de son impact », des « connexions avec des partenaires clés » et « un appui face aux enjeux réglementaires ». Parmi les 40 « futures licornes » de cette promotion marrainée par l'ex-secrétaire d’État à l’Écologie Brune Poirson, on trouve plusieurs start-up de l’alimentaire : Innovafeed (insectes pour la nutrition animale et végétale), La Fourche (magasin bio en ligne), Nous anti-gaspi (épiceries), Le Fourgon (livraison de produits consignés), HappyVore et La Vie (similis végétaux de viande), Les Alchimistes (collecte et compostage des déchets alimentaires), Api (supérettes de village ouvertes 7j/7), Bene Bono (livraison en circuit court), Café Joyeux (emplois des personnes à handicap mental), ainsi que C’est qui le patron, Yuka (notation alimentaire) et Too Good To Go (anti gaspillage).

Formation : deux nouveaux lauréats financés à 9 M€ par France 2030

Le ministère de l’Agriculture a annoncé le 24 avril deux nouveaux lauréats financés à hauteur de 9 M€ dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt « Compétences et métiers d’avenir », un dispositif France 2030 visant à répondre aux besoins de formation des « secteurs stratégiques de demain ». L’un, porté par Terres Inovia, est « Formidable protéine 2 », qui se voit accorder 3 M€. Il s’agit de « développer les compétences nécessaires à la production des protéines végétales, notamment via l'augmentation des légumineuses, avec pour objectif d’atteindre une souveraineté protéique en France », selon le communiqué. L’autre s’intitule « Souveraineté alimentaire et élevage de demain », et se voit attribuer 6 M€. Ce projet est issu du Campus des métiers et des qualifications « Excellence filière alimentaire de demain », porté par le rectorat de Nantes, la région Pays de la Loire et la Draaf. Il entend « maintenir et professionnaliser des systèmes d’élevage et de polyculture-élevage résilients et durables dans la région Pays de la Loire ». Pour Annie Genevard, « ces nouveaux projets illustrent l’engagement exemplaire des acteurs de l’enseignement et de la recherche agricoles en faveur de l’innovation, des transitions et de l’attractivité des métiers du vivant ».

Fruits et légumes : Alexandra Farnos prend la direction de Solebio

Dans un contexte d’activité en progression et de besoin de structuration, Alexandra Farnos prend la direction de Solebio, un groupement de 70 producteurs de fruits et légumes bio au cœur de la Provence, pour plus de 8 000 t commercialisées. Alexandra Farnos est une experte reconnue dans de la filière des fruits et légumes bio. Elle dirige par ailleurs depuis plus de vingt ans sa propre entreprise qui vise à structurer, fédérer et connecter producteurs, distributeurs et consommateurs en Europe. Elle porte l’ambition de « structurer des filières d’approvisionnement bio de qualité », ce qu’elle mettra en œuvre chez Solebio. Elle est par ailleurs engagée dans l’entrepreneuriat féminin dans le Vaucluse. (Florence Rabut)

Vin : Jean-Marie Fabre réélu président des Vignerons indépendants

Le syndicat des Vignerons indépendants de France a annoncé le 24 avril la réélection « à l’unanimité » de Jean-Marie Fabre comme président. En poste depuis 2018, le producteur à Fitou (Aude) entame ainsi un septième mandat. M. Fabre entend poursuivre son action autour de trois axes : « permettre la conquête de parts de marché à l’export, accompagner la résilience des entreprises viticoles et mettre en place un plan global de prévention climatique », selon un communiqué. Représentant 58 % de la production viticole en France, le syndicat revendique plus de 7 000 adhérents.

FNCuma : Pierre Supervielle élu président par intérim, jusqu’au congrès de juin

Le conseil d’administration de la FNCuma (coopératives d’utilisation du matériel agricole) a élu, le 23 avril, Pierre Supervielle à la présidence de la fédération, à la suite du départ de Matthieu Goehry pour « raisons personnelles », selon un communiqué. Un « mandat intérimaire », selon M. Supervielle, qui occupera ce poste jusqu’au congrès de la FNCuma, du 3 au 5 juin à Beaune. Âgé de 60 ans, cet agriculteur installé à Verdets (Pyrénées-Atlantiques) « est engagé dans le réseau fédératif Cuma depuis 2000 » ; au niveau national, il était secrétaire général adjoint depuis 2022. « Durant le cours laps de temps qui sera le mien, j’aurai à cœur de préserver la dynamique collective qui fait la force de notre réseau, d’assurer la continuité des projets en cours, notamment avec les différents ministères, et de préparer la suite », a-t-il déclaré.