Son avis pourrait être décisif dans ce dossier compte tenu de la composition de l'Assemblée nationale. Interrogé par Agra presse le 8 mars, le président du groupe Modem, Marc Fesneau, indique qu'il n'est «pas opposé à une dérogation de type Denormandie pour l'acétamipride, pour peu que circonscrite dans le temps et les usages». Pour l'ancien ministre de l'Agriculture, le dossier des «impasses techniques réelles comme pour la noisette» est une «urgence» à traiter. Avec l'appui déjà annoncé d'un autre ancien ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert (Renaissance), cette mesure inscrite dans la proposition de loi (PPL) Entraves a désormais des chances d'être adoptée à l'Assemblée - tout comme la fin de la séparation de la vente et du conseil des pesticides. Toutefois, Marc Fesneau critique la stratégie choisie dans ce dossier de l'acétamipride : «avoir tout misé là-dessus pour la récolte 2025, via une réautorisation par une proposition de loi, quand on sait l'instabilité de l'Assemblée nationale, ce n'est pas responsable, ni respectueux des agriculteurs. Il y a d'autres alternatives sur lesquelles il faudrait travailler en parallèle». Pour rappel, au Sénat, le gouvernement et les parlementaires de droite avaient trouvé fin janvier un terrain d'entente sur le dossier de l'acétamipride ; la ministre de l'Agriculture avait donné un avis de sagesse pour qu'une dérogation puisse être prise à titre exceptionnel, prononcée par décret et sous conditions.
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