Dans un marché toujours dominé par la Russie, le retour de la Chine dans les achats de blé a favorisé un bref rebond du prix du blé, a indiqué le 5 octobre Sébastien Poncelet, analyste au cabinet Agritel, à l’AFP. Une nouvelle en soi, alors que la demande chinoise avait nettement ralenti ces derniers mois. Premier producteur et importateur mondial de blé, la Chine a «acheté 18 à 20 bateaux» de grains français ces trois dernières semaines, soit 1 à 1,2 Mt de blé. «Un soulagement pour les exportateurs français après des mois de vache maigre dans un marché largement dominé par l’offre russe, abondante et peu chère», selon l’analyste. Le 4 octobre, le ministère américain de l'Agriculture (USDA) a annoncé une vente exceptionnelle de 220 000 tonnes de blé d’hiver de variété SRW (Soft Red Winter Wheat) à la Chine. Habituellement, l'Empire du milieu privilégie l’Australie pour ses achats de blé en automne. Mais «les farmers australiens, en pleine sécheresse, ne proposent pas encore à la vente leur nouvelle récolte (...), ce qui raffermit les prix en Australie», explique M. Poncelet. Depuis des semaines, le prix du blé oscille entre 230 et 240 €/t sur le marché européen. «La bonne dynamique chinoise apporte un soutien aux cours, mais n'est pas de nature à bouleverser le marché», souligne Sébastien Poncelet.
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