Dans un contexte de recul du cheptel bovin, l’interprofession bétail et viandes « va mettre en place un groupe de travail pour un plan de relance de l’élevage », a indiqué Emmanuel Bernard, président de la section bovine d’Interbev, le 7 octobre à Agra Presse. L’éleveur nivernais remarque que le rythme de la décapitalisation est inférieur aux prévisions basées sur la démographie des éleveurs. « Si on fait abstraction de la situation sanitaire, les éleveurs ont plutôt tendance à garder leurs vaches », en conclut-il, ce qui montre selon lui « leur confiance dans l’avenir ». Autres signes positifs à ses yeux : le « renforcement de l’engraissement en France » (lire notre enquête), le niveau élevé des prix à la production et la « stabilité » de la contractualisation. « Si la filière donne les bons signaux, les éleveurs sont capables de produire un peu plus », estime le responsable d’Interbev, qui appelle à « faire naître des veaux » dans une interview aux Marchés (groupe Réussir). Placés en position de force par la pénurie d’animaux, « les éleveurs attendent qu’on leur en donne plus », ce qui pourrait passer par exemple par une contractualisation pluriannuelle. S’adressant aux pouvoirs publics, Emmanuel Bernard demande aussi « un soutien politique » au futur plan de relance.
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