À la veille d’une rencontre entre la filière viticole et Marc Fesneau, la FNSEA a détaillé le 28 novembre ses revendications face à la crise du secteur, lors d'une conférence de presse conjointe avec JA. Le fonds d’urgence de 20 M€, pour soutenir les viticulteurs en difficulté de trésorerie, doit «être abondé en fonction des besoins estimés à 60 M€», a déclaré le premier vice-président de la FNSEA Jérôme Despey au salon Sitevi. Ce dispositif a été voté le 8 novembre lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2024. D’autres mesures sont nécessaires pour «éviter une spéculation à la baisse des prix» du vin, a souligné Jérôme Despey, appelant les acheteurs à ne pas profiter du manque de trésorerie des producteurs. Et de réclamer une «année blanche en 2024» via un étalement des prêts bancaires et avec des taux bonifiés, comme ceux annoncés le 2 octobre par le gouvernement dans le cadre du remboursement du PGE. Pour cette aide de l’État complétée par «l’apport des collectivités territoriales», une enveloppe de 10 à 20 M€ est nécessaire, selon la FNSEA qui cible l’Aquitaine, l’Occitanie, Paca, une partie de la Vallée du Rhône. Enfin, le syndicat souhaite voir Marc Fesneau porter à Bruxelles une demande d’arrachage temporaire des vignes «dès 2024-2025», laissant la possibilité de replanter au bout de six ou huit ans afin de «s’adapter au marché».
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