L’Italie devient le premier pays de l’Union européenne à interdire la production et la vente de viande cellulaire après l’adoption d’une loi, le 16 novembre, au parlement italien. Le texte avait été déposé en mars par le gouvernement. Pour justifier l’interdiction, les politiques transalpins invoquent des préoccupations sanitaires et la nécessité de préserver les éleveurs. Le ministre de l'Agriculture, Francesco Lollobrigida, estime que la viande de culture «interrompt le rapport vertueux entre la terre, l'homme et le travail qui, pendant des millénaires, nous a accompagnés et nous a permis d'entretenir la terre». L’adoption de cette loi intervient alors qu’une entreprise tchèque vient d’obtenir l’approbation des autorités européennes pour la commercialisation de ses cellules de viande cultivées en laboratoire à destination de l’alimentation animale. Pour le moment, aucune autorisation n’a été délivrée pour la consommation humaine en Europe, contrairement à Singapour et aux États-Unis. En outre, la nouvelle législation italienne interdit de décrire des protéines d’origine végétale comme de la «viande». En France, une disposition similaire est prévue par la loi sur l’étiquetage de 2020, mais reste inappliquée. Néanmoins, un nouveau décret a été soumis par le gouvernement à la Commission européenne en septembre et Protéines France (industries végétales) ne devrait pas déposer de recours.
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