« Le fumier d’élevage constitue un important réservoir de gènes de résistance aux antibiotiques, dont certains peuvent potentiellement être transférés à des bactéries pathogènes pour l’humain », souligne une étude menée par l’Université d’État du Michigan (MSU) et publiée dans Science Advances le 27 juin. La présence de ces gènes trouve son origine dans l’usage excessif des antibiotiques pour soigner les animaux ou stimuler leur croissance.L’étude menée sur 14 ans constitue « le sondage le plus complet à ce jour concernant les gènes de résistance issus du bétail. L’équipe a analysé plus de 4 000 échantillons de fumier de porcs, de poulets et de bovins provenant de 26 pays », peut-on lire. Parmi eux, l’étude distingue les États-Unis, premier producteur mondial de bœuf, qui présentent une abondance et une diversité particulièrement élevées de gènes résistants dans le fumier bovin. La Chine, premier producteur mondial de porc, affiche quant à elle les niveaux les plus élevés de résistance bactérienne dans le fumier porcin. L’étude démontre par ailleurs que les gènes résistants circulent entre les pays via le commerce, les voyages et les processus naturels.
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