Sur plus de 3500 espèces exotiques envahissantes recensées sur la planète, 31% des impacts négatifs ont été enregistrées dans la région Europe et Asie centrale, selon le récent rapport mondial de l’IPBES. Mais, en réalité, «la grande majorité» des signalements dans cette zone proviennent d’Europe, a précisé le coauteur du rapport Sven Bacher à Agra Presse le 6 septembre. Pour ce spécialiste des invasions biologiques à l’université de Fribourg, il faut une «approche coordonnée» de la gouvernance sur la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, tant sur le plan national qu’au niveau de l’Union européenne. «Les réglementations sur les espèces exotiques envahissantes se préoccupent majoritairement des impacts sur l’environnement et la biodiversité. Cependant il faut aussi produire de quoi se nourrir», explique Sven Bacher. «Très souvent, les ministères de l’Environnement et de l’Agriculture ne se parlent pas. Si on pouvait améliorer cela, ce serait bénéfique pour les deux secteurs.» D’après le rapport de l’IBPES présenté le 4 septembre, les trois quarts des effets négatifs des espèces envahissantes, enregistrés au niveau mondial, ont été observés dans le domaine terrestre «en particulier dans les forêts tempérées et boréales, les zones boisées et les zones cultivées».
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