Le couvoir de Sud-Ouest accouvage (SOA), qui produit à Aignan (Gers) six millions de canetons par an pour la filière foie gras, finalisera en septembre la mise au point de son robot d’ovosexage, a assuré la directrice de l’accouvage palmipèdes de SOA, Céline Mazé, au cours d’une visite organisée par l’interprofession Cifog pour la presse le 30 juin. Ce robot triera alors en une heure 20 000 œufs contenant des canetons mulards mâles (les seuls dont le foie gras est commercialisé) sans besoin de contrôler l’état des œufs (pleins ou non), contre 15 000 aujourd’hui. La fiabilité attendue de ce système combinant caméra et intelligence artificielle sera alors de 95%. L’ovosexage est financé par la CVO (contribution volontaire obligatoire) de 25 centimes par caneton, acheté à un prix moyen de 3 €, laquelle est refacturée selon le principe Egalim. Unique couvoir appartenant aux coopératives Maïsadour, Vivadour et Cavac, SOA approvisionne 600 éleveurs dans six régions, adhérents ou non des trois coopératives. Les deux autres principaux accouveurs de mulards en France, Orvia et Grimaud, s’équipent également, aidés par le plan France Relance, rappelle le Cifog, qui a décidé de l’abolition de l’élimination des canetons femelles en 2030, grâce à l’accord interprofessionnel d’avril 2024.
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