Lors de la présentation annuelle de son observatoire du marché de l’espace rural, la FNSafer a salué un nouveau recul des ventes de biens à usage ou vocation agricole pour l’urbanisation, à un « plancher inédit en 30 ans ». « La trajectoire de baisse de la consommation de foncier agricole est bien enclenchée », a considéré le 22 mai le président Emmanuel Hyest. C’est en effet une troisième diminution consécutive qui est intervenue en 2024 pour les surfaces destinées à l’artificialisation. Elles sont tombées à 10 400 ha (-19,4 %) l’an dernier. Leurs ventes ont ainsi été divisées par 3,2 en trois ans. La FNSafer y voit « un effet de l’objectif Zan », à savoir zéro artificialisation nette des sols en 2050, comme le prévoit la loi Climat et résilience de 2021. Une autre explication tient au contexte macro-économique défavorable, entre inflation, augmentation des coûts de construction, taux d’intérêt à un niveau encore élevé, selon Loïc Jegouzo, du service Etudes, veille et prospective. Mais le foncier agricole est « toujours sous pression », a-t-il poursuivi, évoquant de « multiples concurrences ». « On voit des détournements croissants », soit par la consommation « masquée », termes désignant l’achat de terres agricoles pour d’autres utilisations, soit par les baux emphytéotiques.
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