Augmenter la diversité des cultures dans le temps pourrait permettre de réduire l’utilisation de pesticides de 13% au moins et de 31% au maximum, concluent des chercheurs de l’Inrae et de l’Institut agro dans une étude récemment publiée dans Nature Communications. Un travail original à deux titres: les scientifiques ont étudié la diversité temporelle (rotations) plutôt que spatiale (assolements); ils ont analysé les données de fermes existantes (14 556 observations dans 1334 systèmes de cultures du réseau Dephy). Dans le détail, «multiplier par quatre la diversité fonctionnelle (familles botaniques, NDLR) réduit l’utilisation totale de pesticides de 19 à 23% selon la culture considérée». Une augmentation équivalente de la diversité taxonomique (au sein d’une même famille, NDLR) économise, elle, 13 à 31% de phytos. Les chercheurs ont observé ces réductions pour 7 des 12 principales grandes cultures françaises, à l’exception notable des céréales à paille d’hiver (5 cultures). Deux explications sont avancées: la «diversité d’herbicides efficaces dans ces cultures pour gérer les adventices dicotylédones», et «l’importance économique des céréales à paille dans les systèmes culturaux français, ce qui pourrait favoriser l’aversion au risque ainsi qu’un retour plus rapide de ces cultures même dans les systèmes diversifiés».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Loi d’urgence et eau : l’Assemblée suit finalement le gouvernement
Après de sévères revers en commission sur les dossiers liés à l’eau, le gouvernement est parvenu à rétablir la version…
Négoce : Frédéric Gaudin nommé président de NégoA
Dans un communiqué paru le 21 mai, NégoA (entreprises de négoce) annonce l’élection de Frédéric Gaudin, 45 ans, dirigeant…
Engrais : en congrès, l’AGPB presse Genevard
Réunie en congrès, l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) craint une hausse significative des surfaces mises en jachère lors de…