Réagissant à la présentation par des services du ministère de la Transition écologique, le 23 juin, d'une première version de leur projet de réécriture de l'article 3 dédié aux installations classées (ICPE), qui vise à sortir l'élevage du régime du « droit commun », la Confédération paysanne regrette, dans un communiqué le 26 juin, de n'y avoir pas été invitée, et dénonce « une opacité à tous les étages ». En effet, parmi les professionnels présents, seules la FNSEA, certaines de ses associations spécialisées, les chambres d'agriculture et la Coopération agricole, étaient représentées, selon les professionnels interrogés, mais pas les syndicats agricoles minoritaires. Or, pour la Conf', « sur de tels sujets, la loi oblige les ministères à consulter l'ensemble des organisation syndicales agricoles représentatives ». Et de dénoncer « un passage en force sur un sujet important et complexe qui engage l'avenir des éleveurs et éleveuses ». La Conf' rappelle qu'elle n'est pas favorable au relèvement des seuils ICPE, qui ne va, selon elle, « pas favoriser le renouvellement des générations, ni améliorer le revenu à partir de prix garantis, et pas plus permettre l'accès à des abattoirs relocalisés ».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Céréales à paille : météo hors norme, récolte moyenne
La moisson des céréales à paille est marquée cette année par des vagues de chaleur inédites et une précocité hors norme,…
Alcools : la Finlande assouplit ses règles sur la vente à distance
Le parlement finlandais a approuvé, le 22 juin, un assouplissement de la législation sur la vente d’alcool, autorisant…
Environnement : avocats et ONG demandent en justice l’annulation d’un décret de simplification
Le Syndicat des avocats de France (SAF) et plus de trente organisations, dont la Confédération paysanne, demandent en…