Le ministère de la Santé a reçu un « premier résultat d'analyse de selles positif à la toxine céréulide », rapporte la Direction générale de la santé (DGS, ministère) le 27 février, confirmant une information de la cellule investigation de Radio France. La DGS précise que cela ne permet pas de conclure à un lien de cause à effet. Il s’agit donc de la première identification de la toxine céréulide chez un bébé français ayant été hospitalisé après consommation d'un produit impliqué. « Ce résultat confirme que l’enfant concerné a été exposé à cette toxine », dont la présence « est susceptible d’expliquer les symptômes observés », reconnaît le ministère, se refusant toutefois à trancher pour une imputabilité. Cela « appartient aux experts compétents, notamment aux soignants ayant pris en charge l'enfant ainsi qu’aux spécialistes en toxicologie mobilisés dans le cadre des investigations », assure-t-il. L'affaire des laits infantiles a débuté en décembre, avec d'abord le rappel par Nestlé de dizaines de lots dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, une toxine pouvant provoquer des vomissements dangereux chez un nouveau-né. Depuis, une cascade de rappels similaires a eu lieu dans le monde par des industriels.
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