Alors que la filière de la luzerne déshydratée a «presque atteint» son objectif de décarbonation, elle cherche désormais à valoriser le stockage de carbone dans les sols, a indiqué Luzerne de France (section de la Coopération agricole) lors d’une conférence de presse le 28 novembre. Du champ à la sortie de l’usine, le secteur a divisé ses émissions de GES par 2,3 en dix ans, selon une récente étude de l’Inrae. La filière s’était engagée à réduire ses émissions de deux tiers en 2025 par rapport à 2012. «Le plus gros de la transition est fait», affirme le directeur de Luzerne de France Yann Martinet, notamment au stade de la déshydratation (substitution du charbon par de la biomasse, utilisation de luzerne moins humide). L’objectif de décarbonation «implique d’absorber entre 8 et 10 €/MWh de surcoûts», selon M. Martinet, ce qui pourrait passer par la valorisation du stockage de carbone dans les sols. Une étude est en cours avec l’Inrae pour quantifier le carbone présent dans les racines de luzerne. Ses résultats pourraient permettre d’«intégrer le stockage de carbone dans l’ACV (analyse du cycle de vie, NDLR) de la luzerne au champ», ou encore de «renforcer la compétitivité de la luzerne par la vente de crédits carbone sur le marché volontaire», espère Honoré Labanca, responsable agronome chez Luzerne de France.
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