Les prix demandés par les industriels aux distributeurs pour 2024 dans le cadre des négociations commerciales sont «plutôt à la hausse» mais moins qu'en 2023, a indiqué, le 15 novembre sur RMC, l'Ilec qui représente les poids lourds de l’agroalimentaire. Le projet de loi visant à avancer les négociations commerciales annuelles de quelques semaines a été adopté définitivement par le Parlement après un vote à l’Assemblée, la veille. Selon le directeur général de l’Ilec Richard Panquiault, près des deux-tiers des industriels ont envoyé leurs demandes de tarifs avec «plutôt des tendances à la hausse». Cependant, il y a aussi des demandes de baisse, «ce qui est plutôt une bonne nouvelle car en 2023 tout était en hausse, et plutôt à deux chiffres», a-t-il mis en avant. S'il fait état d'une «tendance plutôt baissière sur un certain nombre de céréales, sur la viande de porc, la pâte à papier, le prix de l'énergie, les huiles végétales», il y a «beaucoup plus (de matières premières) qui augmentent: le sucre, le cacao, la tomate, l'orange, le riz, l'huile d'olive, les pommes de terre, les noisettes...». Le changement climatique, les investissements «pour verdir les outils de production et l’activité» et «tout ce qui a trait aux salaires» contribuent à l’inflation, résume-t-il.
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