Le déroulement et l’issue des négociations commerciales avec la grande distribution inquiètent les entreprises agroalimentaires, a indiqué le président de l’Ania (industriels) Jean-Philippe André, le 28 novembre, à l’occasion d’un échange avec la presse. «À ce stade, nous sommes raisonnablement pessimistes», déclare-t-il. Le porte-parole des industriels garde l’espoir «d’arriver à quelque chose d’équilibré» et d’un «retour à un rythme d’inflation de 2-3% que nous savons gérer». L’Ania considère qu’avoir distingué les industriels en fonction de leur taille pour avancer la date butoir cette année est «une erreur» qui avantagera la grande distribution. «Plus on se divise, plus on s’affaiblit et plus ça facilite la négociation pour nos clients», affirme Jean-Philippe André. Il ajoute néanmoins qu’il «[attend] de voir» le résultat des négociations des TPE-PME. Les entreprises réalisant plus de 350 M€ de chiffre d’affaires (France ou monde) auront jusqu’au 31 janvier pour signer leur contrat. Cela concerne «entre 50 et 60 sociétés», estime l’Ania, tandis que «l’immense majorité» des entreprises devront boucler au 15 janvier. «J’espère que nos entreprises ne vont pas être prises dans un phénomène d’abattage», souligne Jean-Philippe André. Avec un mois et demi de moins pour négocier, les services des distributeurs pourraient être surchargés.
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