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Noisettes: Unicoque demande une dérogation de 120 jours pour l'acétamipride

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Le président de la coopérative Unicoque (Lot-et-Garonne), Jean-Luc Reigne, a rencontré le 19 novembre la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, pour préciser les demandes de la filière noisette à la suite de la récolte française catastrophique cette année, provoquée par des attaques massives de punaises diaboliques et de balanin (ver de la noisette) et par une météo défavorable. Unicoque demande une dérogation de 120 jours (article 53 du règlement européen, sur les situations d'urgence) pour l'utilisation de l'acétamipride, néonicotinoïde autorisé en Europe, efficace contre les deux ravageurs, mais interdit en France en vertu de la loi Biodiversité de 2016. «La Draaf et la DGAL sont venus constater sur site la situation d'urgence, que ne discute pas la ministre», explique Jean-Luc Reigne à Agra Presse. Annie Genevard n'a pas rendu sa décision, mais aurait indiqué aux professionnels que leur filière était «la plus emblématique de la situation "d'absurdie" et de distorsion de concurrence» que subissent les agriculteurs. La filière demande par ailleurs un «fonds d'urgence», estimant ses pertes à 60 millions d'euros, équitablement réparties entre l'entreprise et les producteurs. Enfin, elle demande un soutien à son projet de recherche sur les parasitoïdes, commun à plusieurs autres filières fruits et légumes. Unicoque a déjà débuté un élevage, dont la montée en puissance pourrait prendre cinq ans, pour produire à terme 10 à 20 millions de parasitoïdes, contre 20 000 cette année.