L'interprofession des œufs (CNPO) a dénoncé le 28 août l'importation par certains distributeurs de centaines de milliers d'œufs d'Ukraine ne « respectant pas les normes de production européennes et pouvant contenir » des antibiotiques interdits, et réclamé des contrôles de conformité « renforcés ». Depuis le printemps, plusieurs lots d'œufs provenant d'Ukraine avec un code 3 (élevage en cage) ont été repérés dans différentes grandes surfaces, notamment des enseignes Carrefour et E. Leclerc. Face à l'augmentation de la consommation d'œufs, protéine animale privilégiée en période d'inflation, des tensions dans les stocks ont émergé depuis le début de l'année et certains rayons se sont vidés, parfois sous l'effet d’achats de précaution. « Les ventes ont augmenté de 5 % en volume cette année (à fin juillet) par rapport à 2024, soit environ 350 millions d'œufs en plus par rapport aux sept milliards de l'année dernière. On a été capable de répondre et de fournir la grande distribution », explique à l'AFP Yves-Marie Beaudet, président du CNPO. Soulignant le « risque sanitaire important », le CNPO appelle les autorités à renforcer les contrôles, tout en demandant à la grande distribution – dont les représentants ont quitté l’interprofession en juillet – une « réunion d'urgence » pour « remédier à cette situation de concurrence déloyale ».
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