Dans un communiqué de presse envoyé le 28 novembre, les producteurs de pommes de terre du nord-ouest européen (NEPG) s’inquiètent de l’interruption des activités de récolte après seulement trois semaines, en raison des mauvaises conditions météorologiques. «À la mi-novembre, nous avons enregistré jusqu'à 250 mm de pluie dans différentes régions, ce qui a entraîné des inondations ou des terres saturées en eau», témoigne le NEPG. Pour l’heure, environ 22,2 Mt auraient été récoltées, selon l’association de producteurs. Il reste donc environ 1,4 Mt dans les champs, situés pour la plupart aux Pays-Bas (15 %) et en Belgique (11 %). Or, une partie des pommes de terre ne sera pas récoltable. «Les pommes de terre qui restent dans des conditions anaérobies peuvent pourrir. Celles qui seront récoltées connaîtront peut-être des problèmes de qualité et ne seront peut-être finalement pas stockées», prévient le NEPG. Et de préciser que «certains contrats ne seront pas livrés», alors même que la demande de pommes de terre saines et sèches est élevée, tant pour l'industrie que pour l'exportation. Par ailleurs, les conditions de récolte difficiles ont influencé le marché libre. Après une courte période d’offre excédentaire, le NEPG se trouve «dans une situation de disponibilité réduite». En l’espace de quelques semaines, les cours du libre sont passés de 8 € à 20 €/q.
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