Numéro un breton du porc avec 3000 éleveurs adhérents, la Cooperl est devenue au fil des années «totalement ou partiellement propriétaire de sept exploitations» d’élevage en Bretagne, apprend-on dans une enquête de Splann parue le 21 novembre. L’une d’elles, située à Hénanbihen (Côtes-d’Armor) et rachetée en 1997, est aujourd'hui une ferme expérimentale dédiée à la nutrition animale. Quatre autres élevages ont été «rachetés à des agriculteurs sur le départ» et «sont dédiés au développement de la génétique Nucleus», filiale du groupe. «Nous avons besoin de garder la main sur la sélection de notre cheptel. Ces fermes sont très importantes pour nous», explique Bruno Hamon, administrateur de la Cooperl, interrogé par Splann. Les deux dernières exploitations sont des élevages de veaux. L’un d’eux, situé à Guipry-Messac (Ille-et-Vilaine) comprenait des porcs avant d’être reconverti lors de son rachat. Quant au deuxième, situé dans le Finistère, «Cooperl a repris cette activité de sevrage de veaux qui risquait de disparaître, faute d’éleveurs intéressés», indiquait Patrice Drillet, ancien président de la coopérative, à Agra Presse. Reprendre des fermes «n’est pas dans l’ADN de la coopérative, assurait-il dans une enquête parue en septembre. Devenir actionnaire d’exploitations ferait prendre des risques à l’ensemble des adhérents.»
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Loi d’urgence et eau : l’Assemblée suit finalement le gouvernement
Après de sévères revers en commission sur les dossiers liés à l’eau, le gouvernement est parvenu à rétablir la version…
Négoce : Frédéric Gaudin nommé président de NégoA
Dans un communiqué paru le 21 mai, NégoA (entreprises de négoce) annonce l’élection de Frédéric Gaudin, 45 ans, dirigeant…
Engrais : en congrès, l’AGPB presse Genevard
Réunie en congrès, l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) craint une hausse significative des surfaces mises en jachère lors de…