Le bilan établi par Agreste (ministère de l’Agriculture) pour le mois de juin fait état d’une production cumulée des prairies permanentes inférieure de 1 % à la moyenne observée sur la période de référence 1989-2018. Ce bilan arrêté au 20 juin indique que l’excédent de pousse constaté au printemps, grâce aux pluies d’hiver, a été effacé par le manque de précipitations au printemps et l’assèchement des sols. « Sur les 2 derniers mois, la production est déficitaire de 20 % », selon Agreste. Cette situation est normale mais elle est contrastée selon les régions. Au nord de la Loire, la production d’herbe est devenue faible. Le déficit est même proche d’un quart dans les Hauts-de-France et les Pays de la Loire, où les sols restent secs en dépit de nappes phréatiques bien remplies. A l’inverse, la moitié sud a bénéficié de pluies plus fréquentes et la production d’herbe a été abondante durant la première partie du printemps. Mais le manque d’eau commence également à impacter la pousse de l’herbe. Pour ce qui concerne les élevages laitiers, un volume d’herbe plus important consommé par les animaux contribue à l’équilibre économique de l’exploitation en limitant l’achat à l’extérieur de fourrage.
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