Du sursis requis contre des militants anti-«bassines»: des peines de 6 à 12 mois de prison avec sursis ont été requises le 28 novembre mardi à Niort pour l'organisation de manifestations interdites à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) contre les réserves d'irrigation, dont le bien-fondé a accaparé les débats. Huit mois après les violents heurts entre militants environnementaux et forces de l'ordre près de la "bassine" de Sainte-Soline, le procureur Julien Wattebled a demandé au tribunal correctionnel de prononcer des «peines mesurées et dissuasives». «La peur règne depuis trop longtemps dans ce département. Il y a eu trop de blessés, trop de dégâts», a fait valoir le magistrat. «Notre rôle est de dire stop, car on a depuis cet été des annonces de surenchères qui vous disent que ce sera encore plus fort», a-t-il lancé, alors qu'une prochaine mobilisation des anti-"bassines" est annoncée en juillet prochain dans le Poitou, juste avant les Jeux olympiques de Paris. Il a dépeint Julien Le Guet, porte-parole du collectif "Bassines non merci" (BNM) qui réclame un moratoire sur ces réserves agricoles, comme étant "au coeur de l'organisation". Il a requis contre lui 12 mois de prison avec sursis, 2.100 euros d'amende et une interdiction de paraître à proximité des réserves de Sainte-Soline et Mauzé-sur-le-Mignon.
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