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Sécheresse en Irak: les fermiers confrontés à des restrictions sur l'eau

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En Irak frappé par la sécheresse, 60% des agriculteurs dans plusieurs provinces ont réduit les surfaces cultivées ou les quantités d'eau utilisées, selon un sondage publié le 26 novembre par une ONG internationale, encourageant les autorités à une meilleure gouvernance des ressources hydriques. Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) constate toutefois que les revenus de certains agriculteurs ont sensiblement augmenté en 2023 par rapport à 2022, grâce notamment à des précipitations «plus élevées que les estimation» initiales, ayant amélioré le niveau des récoltes. L'étude de NRC a été réalisée en juillet et en août dans quatre provinces, à partir du résultat des récoltes et l'impact de la sécheresse sur les foyers, en interrogeant 1.079 personnes, dont 40% sont des femmes et 94% des habitants de zones rurales. En 2023, «l'accès à l'eau» a continué «d'affecter la production agricole», selon le sondage: «60% des interrogés ont assuré avoir réduit les surfaces cultivées ou les quantités d'eau utilisées en raison de l'extrême sécheresse», dans des provinces du Nord (Ninive, Kirkouk, Salaheddine) ou de l'Ouest (Al-Anbar). L'étude est publiée quelques jours avant la Conférence de l'ONU sur le climat (COP 28), organisée du 30 novembre au 12 décembre aux Emirats arabes Unis. Avec des températures en hausse, l'Irak vient de traverser quatre années de sécheresse. Le gouvernement fustige les barrages construits en amont par les grands voisins, la Turquie et l'Iran, qui ont drastiquement réduit le débit du Tigre et de l'Euphrate, les deux fleuves débouchant en Irak.