Au 1er septembre, 62 % des niveaux des nappes phréatiques sont sous les normales mensuelles en août, dont 18% à des niveaux très bas, a annoncé le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) le 14 septembre. Une situation légèrement meilleure qu’en juillet, où 72% des nappes étaient à des niveaux insuffisants mais également par rapport à la même période l’année passée lorsque «77 % d’entre elles se trouvaient sous les moyenne», comme l’a souligné le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu dans Libération le 13 septembre. Malgré cette amélioration, la situation reste toujours «inquiétante» sur le pourtour méditerranéen, le couloir Rhône Saône et le sud de l’Alsace avec des nappes sous les normales de saison, précise Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM, à l’AFP. En cause, des pluies insuffisantes ou qui se sont peu infiltrées et surtout, un héritage de «plusieurs hivers déficitaires en précipitations» auxquels se sont ajoutés «d’importantes sollicitations des nappes» pour l’eau potable, l’irrigation ou le tourisme. En 2024, la situation «sera toujours probablement en tension» en raison de l’accumulation des déficits, sauf en cas de pluies particulièrement abondantes tout au long de l'automne et de l'hiver et même au printemps, conclut Mme Bault.
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