« On n’a pas besoin d’aides, on a besoin de vaches ! » : la boutade d’Yves Fantou, président de Culture Viande, résume bien la teneur des discussions qui se sont tenues lors du congrès du syndicat de l’abattage-découpe, le 14 octobre à Paris. Au centre des débats : la décapitalisation bovine, en grande partie à l’origine des difficultés économiques du secteur. « Partout des initiatives naissent, des démarches de coopération avec les éleveurs sous différentes formes », a relevé M. Fantou, en référence notamment au développement de l’engraissement des jeunes bovins en France (lire notre enquête). Pour l’industriel breton, le « mot d’ordre » des abatteurs doit être de « sécuriser la production et préserver les savoir-faire pour garantir la souveraineté ». « L’export d’animaux vivants représente un gros tiers de la production française, on a encore des leviers » pour flécher des bovins vers la consommation hexagonale, a estimé de son côté Emmanuel Bernard, président de la section d’Interbev (interprofession). « Chaque année, entre 150 et 200 000 femelles allaitantes sont exportées pour être engraissées en Italie », a-t-il illustré, remarquant que la conformation de ces animaux pourrait correspondre aux besoins de la restauration, demandeuse de petites carcasses.
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