Alors que la Stratégie nationale nutrition climat (Snanc) est toujours en pause, le média Contexte en a publié le 22 novembre une version de travail qui préconise de réduire la consommation de viande afin de baisser les émissions de GES de la ferme France. Daté d’avril et rédigé par le précédent gouvernement, le document fixe un objectif à 2030 de «diversification des source de protéines», en cohérence avec deux autres politiques gouvernementales: d’un côté le PNNS (Plan national nutrition santé) qui fixe une limite de 500 g de viande rouge par adulte et par semaine; de l’autre la SNBC (Stratégie nationale bas carbone), dont la version en consultation prévoit une baisse de consommation de 12% en 2030. Les termes précis utilisés dans la Snanc ne sont toutefois pas arbitrés: il pourrait s’agir d’une «limitation de la consommation de viandes» ou d’une «consommation globale moindre de protéines animales». Autre sujet sensible: le projet prévoit aussi de «réduire la pression marketing sur la population, notamment les enfants, pour les produits non respectueux de l’environnement et de la santé». Un objectif qui était en attente d’arbitrage interministériel. Le document comprend en tout 20 objectifs, dont notamment celui d’atteindre «12% de consommation de produits bio en valeur», ou encore «au moins 80% du territoire couvert» par des PAT «labellisés niveau 2».
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