Le Fonds d’indemnisation aux victimes de pesticides (FIVP) a enregistré 681 demandes d’indemnisation (642 instruites) en 2023, d’après son rapport d’activité publié le 9 août. Un chiffre en légère hausse par rapport aux 650 demandes déposées en 2022 (549 instruits). Le taux d’accords (demandes de victimes ayant abouti à la reconnaissance de maladie professionnelle) est stable, à 81%, par rapport à l’an dernier. Le FIVP constate «une forte disparité» des demandes selon les régions, avec une «concentration» dans le grand Ouest, le grand Est et en Picardie. Il relève une hausse du nombre de demandes «du fait des actions d’informations localement relayées» en particulier dans le Maine-et-Loire (7,15% des dossiers reçus) , en Martinique (7,9%) et en Guadeloupe (5,9%). Les trois secteurs les plus représentés demeurent les cultures céréalières et industrielles, la polyculture-élevage et la viticulture. Cependant, le nombre de victimes liées à l’arboriculture a plus que doublé sur un an, passant à 67 en 2023. Cette hausse «peut en partie s'expliquer par l’arrivée de dossiers reçus des Antilles pour l’exposition au chlordécone et aux autres pesticides», indique le rapport d'activité.
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