Le ministère de l’Agriculture a lancé le 17 mai un sondage auprès des viticulteurs pour «calibrer au mieux le futur dispositif» d’arrachage de vignes. Cette enquête vise à préciser «l’ampleur et les priorités» voulues par les producteurs sur la réduction définitive ou temporaire du potentiel viticole, d’après un communiqué. Le gouvernement avait annoncé le 31 janvier un appui de l’Etat à hauteur de 150 M€, en complément des crédits du programme national viti-vinicole (OCM), pour mettre en œuvre un arrachage. «Jusqu’à 100 000 hectares» (sur un vignoble d’environ 700 000 hectares) seraient concernés, d’après le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau. Lancée jusqu’au 12 juin, l’enquête permet aux viticulteurs d’«indiquer leurs intentions tant pour ce qui concerne la volumétrie des surfaces qu’ils souhaiteraient le cas échéant arracher, que les modalités d’arrachage privilégiées (temporaires ou définitives)», précise le communiqué. Les réponses envoyées «ne constitueront pas en tant que telles une demande d’aide ni un engagement juridique du répondant à déposer une demande d’aide au moment de son lancement».
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