L’indicateur beurre-poudre crée de nouvelles dissensions au sein de l’interprofession laitière (Cniel): sa publication pour le mois de septembre, qui devait intervenir cette semaine, pourrait être retardée faute de validation par le collège des producteurs. Après un an sans publication, un nouveau mode de calcul avait été validé au printemps, sous réserve qu’un cabinet indépendant valide «la robustesse de la méthodologie» employée. «Les conclusions sont arrivées la semaine dernière, explique le trésorier de la FNPL (producteurs de lait, FNSEA) et administrateur du Cniel, Yohann Barbe. Le cabinet a certifié les chiffres (communiqués par les laiteries, NDLR), mais n’explique pas le décalage avec l’indicateur allemand et d’autres indicateurs européens.» «On ne sait pas comment est calculé l’indicateur allemand et la nouvelle méthodologie [du Cniel] est beaucoup plus robuste que celle de 2010», rétorque François-Xavier Huard, le président-directeur général de la Fnil (laiteries privées). «Je discute avec les différents collèges pour faire avancer le sujet», indique le président du Cniel Thierry Roquefeuil, qui est aussi président de la FNPL. «Il faut expliquer aux producteurs pourquoi il y a autant d’écart avec l’indicateur allemand. Historiquement, l’écart est d’environ 15-20 €. Là, il est de 60 €», affirme-t-il. Un conseil d’administration se réunira la semaine prochaine.
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