Les autorités canadiennes ont annoncé le 14 janvier autoriser le rachat par le négociant international Bunge des activités locales de son concurrent Viterra. Au Canada, Viterra possède, entre autres, des usines de trituration de graines oléagineuses. Le gouvernement a posé certaines conditions, peut-on lire dans un communiqué, afin d'empêcher la création d'une situation monopolistique potentiellement néfaste pour les marchés locaux des céréales ainsi que l'économie nationale. Bunge devra, entre autres, céder six silos à grains qu'ils possède dans l'ouest du Canada ; instaurer un programme de protection des prix pour certains acheteurs d'huile de canola «afin de garantir des prix équitables et la stabilité du marché» ; conserver le siège social de Viterra à Régina pendant au moins cinq ans ; investir 520 millions de dollars dans le pays dans les cinq prochaines années ; se soumettre à des contrôles strictes pour sa participation minoritaire dans une société locale, G3, spécialisée dans la logistique des grains, qui garantiront que «Bunge n'influencera pas ses décisions d'investissement». Rappelons que la Commission européenne avait également validé le deal sur le territoire européen durant l'été 2024, sous certaines conditions similaires : ventes de certains actifs, comprenant des usines de trituration de graines oléagineuses en Pologne et en Hongrie.
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