Dans un communiqué du 26 juillet sur la «prédation ursine», la FNO (éleveurs d’ovins, FNSEA) déplore des «dommages en forte augmentation sur les troupeaux». Selon l’association spécialisée, «cette année, les constats de dommages sont à nouveau à la hausse: +21% entre juillet 2022 (123 dossiers) et juillet 2023 (150 dossiers), selon les données de l’OFB». La FNO ajoute que «les pertes reconnues chaque année sont estimées entre 900 et 1000 brebis» en Ariège, premier département touché par la prédation ursine. Un bilan qui ne comprend pas les «bêtes disparues» ni les «pertes indirectes dues au stress des brebis, aux avortements». Le syndicat exige que «l’État décuple les moyens humains et matériels affectés à l’effarouchement des ours». Réagissant dans un communiqué du 28 juillet, l’ONG Ferus dénonce des «chiffres mensongers». «Il est faux de relier directement ces constats aux attaques d’ours, car ils concernent toutes les causes de mortalité», explique l’association de protection de la nature. Selon elle, les 900 à 1000 animaux tués chaque année incluent «l’ensemble des bêtes expertisées», quelque soit la cause de la mort. Les décès officiellement attribués à l’ours («responsabilité ours non écartée») se chiffrent à «590 bêtes en 2022».
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