Questionné sur le futur plan Ecophyto 2030, à l'occasion d'une conférence de presse du Caf (Conseil de l'agriculture française) le 4 juillet, le président de la FNSEA a expliqué que la recherche d'alternatives pour «40 à 50» molécules susceptibles d'être interdites dans les prochaines années coûterait au moins «250 à 300 millions d'euros» - en se basant sur le soutien public alloué au plan de recherche mis en place pour les néonicotinoïdes (environ 7 millions d'euros sur trois ans). Le ministère de l'Agriculture accueillait le 3 juillet un second comité inter-filières traitant de l’anticipation du retrait de molécules pesticides. Au cours de cette réunion, une liste de 75 molécules aurait été présentée. «Nous avons une discussion pour mettre les moyens en face en vue d'une sortie, mais il y a une tension sur la méthode», a expliqué Arnaud Rousseau. «Pour une dizaine d'entre elles, nous n'avons pas encore d'explication très claire justifiant qu'elle soit susceptibles d'être interdites». Au Salon de l'agriculture, Elisabeth Borne avait évoqué une liste de 250 molécules candidates au réexamen. Un comité d’orientation stratégique et de suivi d’Ecophyto 2+ est annoncé pour le 11 juillet.
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