Après le champagne, le bordeaux. Le parquet de Libourne a ouvert une information judiciaire le 13 octobre pour «traite des êtres humains» à l'encontre de sept personnes suspectées d'avoir employé, dans des conditions «indignes», des dizaines de personnes dans les vignes du Bordelais. Les sept suspects interpellés le 10 octobre dans trois communes de l'est de la Gironde, dont Saint-Emilion, ont été mis en examen pour «traite des êtres humains en bande organisée» «recel de crime» et «soumission de personnes vulnérables à des conditions de travail et d'hébergement indignes», a ajouté le parquet, qui a requis leur placement en détention provisoire. Selon l'autorité judiciaire, ce réseau recrutait les travailleurs depuis la Roumanie, les transportait en Gironde et les employait dans les vignes pour «un salaire dérisoire». Depuis septembre 2022, «plusieurs dizaines de victimes», dont un mineur de 14 ans et toutes de nationalité roumaine, ont déposé plainte, dénonçant notamment «des conditions d'hébergement indignes, des brimades et diverses privations». Le nombre de plaintes émanant de «personnes exploitées» dans le milieu viticole est «en augmentation ces dernières années», a souligné le parquet de Libourne auprès de l'AFP.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Irrigation : un scénario de l’Inrae explore l’agroécologie « marquetée » dans les Hautes-Pyrénées
Le projet de recherche TAI-OC, cofinancé par l’Inrae, a élaboré un scénario prospectif, avec les acteurs d’un territoire…
Des AOP laitières autorisées à adapter l’alimentation des animaux
Le gouvernement a autorisé un assouplissement temporaire des règles de production des fromages AOP abondance, beaufort et…
Budget 2027 : Lecornu liste plusieurs mesures en faveur de l’agriculture
Dans une lettre ouverte aux agriculteurs publiée le 15 août, le Premier ministre Sébastien Lecornu évoque plusieurs…