Actuelle porte-parole de la Confédération paysanne, Laurence Marandola ne sera pas membre du prochain secrétariat national, a indiqué le syndicat à Agra Presse le 4 avril. Pour sa région, l’Occitanie, elle sera candidate au Comité national en tant que suppléante, ayant atteint son quota de mandats. « Nous appliquons une règle de limitation dans le temps du nombre de mandats au comité national », explique le syndicat, « avec un maximum de cinq mandats, soit dix ans de mandat au total. » L’agricultrice et éleveuse de lamas en Ariège aura été la première femme à exercer seule le poste de porte-parole, qu’elle occupe depuis 2023. Son engagement pour l’agriculture paysanne a débuté en Bolivie, après ses études d’ingénieure agronome, où elle a soutenu des communautés « menacées par le néolibéralisme, le capitalisme et l’impérialisme », a-t-elle décrit à Reporterre. Après seize ans d’expatriation, retour en France en 2003. « Mon engagement s’est poursuivi lors de mon installation (en 2006) qui m’amène à m’intéresser aux politiques publiques liées à l’agriculture de montagne, la Pac et la lutte contre l’agro-industrie », a-t-elle détaillé dans un communiqué. Elle a ensuite rejoint la Confédération paysanne en 2012.
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Pour les prochaines élections, la liste des candidats au comité national, pour chaque région, sera présentée au congrès de Langres (Haute-Marne), avec un vote le 16 au soir pour une publication des résultats le 17. Ce congrès sera l’occasion, « après deux années très denses et mouvementées », « de dresser un bilan des élections professionnelles » et de fixer « la feuille de route des deux prochaines années ». Le prochain secrétariat national sera élu en mai, lors d’un comité électif en région parisienne. Pour l’heure, aucun candidat au porte-parolat national ne s’est encore fait connaître, indiquent plusieurs élus nationaux.