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GLHD va construire dans les Landes le plus grand parc agrivoltaïque de France

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Vue d’architecte d’un des 46 îlots agrivoltaïques. Crédits : © GLHD

La société d’ingénierie agrivoltaïque GLHD va équiper 700 hectares de terres agricoles au profit d’agriculteurs landais sur un territoire en reconversion vers des activités agricoles ne nécessitant pas de produits phytosanitaires.

Le bordelais GLHD va pouvoir mettre œuvre son expérience acquise au profit d’un très grand parc agrivoltaïque dans les Landes. Le 23 novembre 2023, la société d’ingénierie a annoncé que son projet Terr’Arbouts a obtenu un avis favorable de la Commission de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF) des Landes. « Terr’Arbouts va représenter 700 hectares de panneaux solaires agrivoltaïques répartis en 46 îlots de 14 hectares en moyenne chacun », indique Jean-Marc Fabius, PDG et cofondateur de GLHD (Green Lighthouse Développement), aux côtés de David Portales. L’ensemble des panneaux pourra produire environ 650 GWh d’électricité par an, soit l’équivalent de la consommation de plus de 140 000 foyers et couvrant environ 4,8% de la consommation énergétique finale du département.

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« C’est à la demande des 35 agriculteurs réunis au sein de l’association Patav (Pujo Arbouts Territoire Agrivoltaïsme, ndlr) que nous avons mené ce projet depuis 2019, et qui passe aujourd’hui une étape importante. Je veux souligner que c’est un projet qui a fait l’objet de beaucoup de concertation avec les agriculteurs, les riverains et les élus locaux dont les maires concernés, ces derniers étant unanimes pour soutenir ce projet », poursuit Jean-Marc Fabius. 

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Le projet s’inscrit dans un contexte particulier puisque la zone comprend les aires d’alimentation des captages (AAC) en eau potable prioritaires de Pujo-le-Plan et de Saint-Gein « où la présence de métabolites de produits phytosanitaires (traces d’herbicides utilisés dans les cultures de maïs) a été mise en évidence », indique GLHD. Résultat : ces agriculteurs devaient se consacrer à des nouvelles activités en lien avec la terre,lk& mais ne nécessitant pas de produits phytosanitaires. Parmi les ces activités, citons l’élevage bovin, la culture du chia, de la cameline et du lin. Certaines productions vont alimenter l’usine d’élevage et de production d’insectes La Compagnie des insectes. La pisciculture de truites Aqualande se fournira en végétaux et farine d’insectes produits localement. 

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Les panneaux, installés à une hauteur minimale de 1,2 mètres au-dessus du sol au point bas des modules, avec 9 mètres entre les pieux, seront mobiles, suivront la course du soleil et pourront aussi abriter les cultures du gel, des fortes chaleurs ou des précipitations excessives.

Production électrique en 2027

Selon GLHD, le parc devrait entrer en production début 2027 après deux ans de travaux. L’électricité produite sera injectée dans le réseau. Les agriculteurs obtiendront un revenu de la production d’électricité représentant un complément à leur revenu agricole. Et concernant le montage financier, GLHD assume les dépenses d’installation et de raccordement estimées entre 260 et 290 millions d’euros, et bénéficie d’un bail de 40 ans pour ses équipements.

Pour assurer son développement, GLHD peut compter sur l’appui de ses actionnaires majoritaires EDF Renouvelables (filiale d’EDF dédiée aux énergies solaire et éolienne) et le fonds Cero Generation (développeur de projets solaires photovoltaïques à grande échelle, filiale de Macquarie Asset Management). 34 projets sont en cours de déploiement par la start-up créé en 2018, au profit de 200 agriculteurs en France. Au total, GLHD estime que ses projets représenteront 1,5 GWc (gigawatt crête) à la fin 2024, et 1,5 milliard d’euros d’investissement cumulés d’ici 5 à 7 ans.