Guerre commerciale : les enjeux filière par filière
Difficile de prédire ce qu’il restera dans quelques mois de la guerre commerciale lancée par le président des États-Unis avec le reste du monde, et en particulier avec deux autres mastodontes du marché agricole mondial : la Chine et l’Union européenne. En France, la majorité des filières seraient affectées par un affrontement, avec des effets parfois très complexes, et variables selon la durée des hausses de tarif. En première ligne, le lait ou le vin redoutent les barrières à l’entrée du marché américain, mais espèrent des ouvertures en Chine grâce aux rétorsions de Pékin – c’est aussi le cas du porc ou de l’orge. Les filières d’élevage craignent d’une même voix des hausses du prix du soja – en revanche, les effets sont variables sur les marchés de la viande. En volaille comme en soja, le Brésil pourrait se renforcer indirectement en Europe. En maïs, la France a une carte à jouer selon que la guerre commerciale perdure, ou non. Tour d’horizon.
Un graphique n’y suffirait pas. Les effets des changements de politiques douanières annoncés successivement par les États-Unis, la Chine, et l’Europe – trois mastodontes agricoles – sont multiples et interconnectés, à l’image du marché mondial. Si l’on ajoute l’incertitude permanente entretenue par Donald Trump quant à leur ampleur et leur durée, prédire l’avenir est devenu un vrai casse-tête pour des filières agricoles et agroalimentaires, qui n’en manquaient pas ces dernières années, avec la multiplication des conflits et évènements sanitaires ou climatiques.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, Donald Trump a instauré une pause de 90 jours sur la hausse des droits de douane qu’il avait annoncée envers le reste du monde, et qu’il fixe désormais à 10 %. En réaction, l’Union européenne a également suspendu ses mesures de rétorsions. Le président américain a toutefois fait un cas particulier de la Chine pour laquelle une hausse de 125 % est annoncée. La réplique de Pékin est très attendue. L’histoire paraît loin d’être terminée.
Pour y voir clair, la rédaction d’Agra a esquissé, filière par filière, les enjeux d’éventuelles hausses douanières, issues des trois grands blocs UE-USA-Chine.
Les vins et spiritueux constituent de loin le secteur agroalimentaire français le plus touché par les taxes Trump. « On peut craindre un recul des exportations d’environ 800 M€ », indique le FEVS (exportateurs) dans l’hypothèse de droits de douane à 20 %. En 2024, la France a exporté quelque 2,3 Md€ de vin et 1,5 Md de spiritueux aux États-Unis, son premier marché à l’exportation (25 %). La filière des vins de Bordeaux est particulièrement exposée. « Les États-Unis sont notre premier marché à l’exportation en volume et en valeur (près de 30 millions de bouteilles pour plus de 435 M€) ; l’impact commercial de cette taxe ne peut être évalué à ce stade, même si l’on constate déjà depuis plusieurs semaines des annulations ou blocages de commandes auprès des exportateurs », signale Jean-Marie Garde, secrétaire général adjoint de la Cnaoc et président de la FGVB à Bordeaux.
En Bourgogne, les taxes Trump réveillent de mauvais souvenirs. « Nous avons déjà vécu cette situation, souligne Laurent Delaunay, président du BIVB. Lors de son premier mandat, Donald Trump avait instauré, en 2019, des droits de douane de 25 % sur les vins tranquilles en bouteille, dans le cadre du différend entre Boeing et Airbus. Cela avait eu un effet immédiat : nos importations avaient chuté brutalement de 15 % en volume en 2020 pour une perte de chiffre d’affaires de 22 %. » Le phénomène est modélisé par les économistes. Selon une publication de l’Université de Bordeaux, le 15 mars dans The Conversation, les exportations françaises de vin ont une élasticité d’environ -0,7 : si leur prix augmente de 10 %, la demande recule de 7 %. La hausse des taxes peut certes ne pas être totalement répercutée. « Certaines entreprises pourront peut-être s’adapter en rognant sur leur marge et trouver un accord avec leur importateur : encore faut-il tenir sur la durée », affirme Jérôme Bauer, président de la Cnaoc.
Mais la vindicte trumpiste pourrait se retourner contre les États-Unis, avertissent les vignerons. « Mon domaine vend à 60 % à l’export, dont un quart vers les USA. Donc je vais plus m’ouvrir à d’autres marchés », explique président de la CAVB en Bourgogne, Thiébault Huber, citant la Chine notamment. « Mais quand les US vont se réveiller, on n’aura plus de vin à leur vendre ». Les représailles de Pékin, qui annonce un tarif douanier de 84 % sur les importations américaines, offre aussi une opportunité aux concurrents. En 2024, les États-Unis ont expédié pour 96 M$ de vin en Chine, selon l’USDA. La France, pour qui c’est la dixième destination (331 M€ d’exportations de vin l’an dernier), a des chances de lui prendre des parts de marché.
Comme le vin, le lait français est très tourné vers l’Atlantique. Avec une taxe américaine de 20 % sur les produits européens, Pascal Le Brun, président du Cniel (interprofession laitière), estime que cela pourrait représenter 20 % de volumes de produits laitiers français non commercialisés outre-Atlantique, soit 5 000 tonnes de fromage en moins sur 25 000 tonnes vendues par an actuellement. La taxe annoncée est additionnelle est vient donc s’ajouter à celle touchant déjà le roquefort (35 %), le camembert (35 %), le pavé d’Affinois (8 %) ou la plaquette de beurre (23 %). Et avec une demande plus faible du côté de la transformation, l’amont pourrait être touché par « une dévalorisation du prix du lait pour les producteurs ».
Les États-Unis sont un « marché à forte valeur ajoutée pour les produits laitiers français », rappelle le Cniel, et c’est le « 3e client français hors UE après la Chine et le Royaume-Uni. » En 2024, 3 % des exportations françaises de produits laitiers en valeur ont été destinées aux États-Unis, représentant 350 millions d’euros. On y exporte à 75 % des fromages, notamment AOP. C’est un marché dynamique : entre 2021 et 2024, en volume, les envois de caséines-caséinates ont reculé de 17 % tandis que ceux de fromages progressent de 17 %, de yaourts de 52 % et ceux de beurre de 64 %.
Face à cette situation, le Cniel redoute que l’agriculture et l’agroalimentaire soient des variables d’ajustement de cette guerre commerciale. L’interprofession veut « éviter que des taxes européennes touchent des produits américains comme le soja pour alimenter le bétail, ce qui reviendrait à renchérir les coûts de production et à faire monter les cours ». En 2024, l’UE a importé 6,5 Mt de soja américain, 2e fournisseur de l’Europe après le Brésil à 7,5 Mt. Avec la FNSEA, l’Ania, la Coopération agricole et la FEVS, le Cniel réfléchit à des propositions concernant les barrières non tarifaires à l’entrée de l’Europe afin d’éviter que des volumes de produits, qui n’arrivent plus à s’écouler aux États-Unis, soient commercialisés sur le marché communautaire.
Dans le monde des grandes cultures, l’équation est différente. En réponse à la hausse des tarifs douaniers américains, l’UE envisage de répliquer, en taxant les importations américaines de maïs au printemps. Deux scénarios sont à envisager selon la durée du conflit.
Si le différend UE/États-Unis venait à durer, cette réponse pourrait indirectement favoriser l’origine française, notamment sur le marché européen. En effet, la France constitue un des rares pays de la zone euro à être exportateur de maïs. L’offre nationale s’avère abondante cette année malgré des soucis de qualité. Les stocks sont attendus à 3 Mt pour 2024-2025 selon FranceAgriMer, un plus haut depuis 27 ans. Or l’UE importe, toutes origines confondues depuis les cinq dernières années, entre 15 Mt et 25 Mt, d’après les données douanières. Les origines états-uniennes en représentent une part très variable. La campagne actuelle est témoin d’achats volumineux, à 2,7 Mt entre le 1er septembre 2024 et le 6 mars 2025 selon l’USDA (ministère états-unien de l’agriculture), contre des quantités négligeables en 2022-2023 et 2023-2024. Ce qui fait dire à Thierry Pouch, chef du service Études économiques et prospectives à l’APCA, que « la demande des autres pays européens en maïs français pourrait être stimulée en cas de désaccord durable entre les États-Unis et l’UE ».
Si le conflit venait à se résoudre rapidement, les nouvelles opportunités seraient moindres pour la France, car le Vieux Continent s’approvisionnerait plutôt vers d’autres pays. « Si les importations de maïs états-unien de l’UE sont relativement étalées sur l’ensemble de l’année, elles sont tout de même davantage concentrées sur novembre-mars », soulève Gautier Le Molgat. L’application des taxes européennes viendrait donc à un moment ou l’UE importe surtout d’ailleurs, notamment du Brésil, gros fournisseur. L’Ukraine, première origine hors UE, est également une solution. « Mais cela a créé quelques troubles dans l’UE, en Pologne notamment », rappelle Thierry Pouch.
Pour le soja, la situation est différente du maïs, car la France n’est pas un acteur important. Les experts contactés par Agra Presse estiment que la réponse de l’UE la rendrait davantage dépendante aux pays du Mercosur, spécialement le Brésil et l’Argentine. « Ce n’est pas un hasard si plusieurs pays européens et Mme Von der Leyen ont proposé d’accélérer la conclusion de l’accord de libre-échange avec le Mercosur », relate Thierry Pouch, chef du service Études économiques et prospectives à l’APCA. Là aussi, la durée du conflit fait varier ses effets.
Un scénario pessimiste, dans lequel le différend commercial UE/Amérique venait à durer, aurait un coût élevé pour l’Europe. « Avec 5-6 Mt/an d’imports, elle ne peut pas se passer du soja américain durant toute une campagne commerciale », explique Gautier le Molgat, président directeur général d’Argus Média-France. Les besoins européens toutes origines confondues s’élèvent à « 25-30 Mt/an », rappelle Thierry Pouch. Une dépendance accrue envers le Brésil et l’Argentine est susceptible d’engendrer une flambée de leurs prix, affectant les acheteurs de l’UE. De plus, si les négociations ne se terminaient pas en décembre, « les taxes tomberaient en pleine période d’achats de soja américain par l’Europe, qui s’étale de novembre à mars », prévient l’expert d’Argus Média. Par ailleurs, la parité euro/dollar sera à suivre de près : « La baisse du billet vert par rapport à l’euro pourrait compenser totalement ou en partie les tarifs douaniers », pointe Thierry Pouch.
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En cas de différend de courte durée, « l’Europe pourrait aisément compenser, en se tournant davantage vers le Brésil et l’Argentine, qui ont les disponibilités », indique Gautier le Molgat. De plus, le projet de taxer en décembre laisse du temps aux négociations, estime l’expert.
C’est une des surprises de ce conflit : aux côté des fromages et des vins, les produits de boulangerie et pâtisserie industrielles figurent en très bonne place parmi les produits agroalimentaires français exportés vers les États-Unis.
Pour le secteur de la BVP (boulangerie, viennoiserie, pâtisserie) européenne, le coût d’une hausse de 20 % des tarifs douaniers de la part des États-Unis s’élèverait à 44 millions d’euros, d’après l’Ania, ce qui n’est pas négligeable. Paul Boivin, délégué général de la FEB (Fédération des entrepreneurs de boulangerie) estime que « ces nouveaux tarifs conduiront de facto à une forte réduction des exportations sur le marché US. Néanmoins, il n’y a pas de risque immédiat de fermeture d’entreprises ». La FEB, qui représente essentiellement des PME hexagonales, souligne que le marché états-unien est un débouché important et en croissance, mais le pays de l’oncle Sam ne représente actuellement qu’environ 5 % du chiffre d’affaires à l’export des adhérents de la FEB.
Et des solutions alternatives existent au débouché états-unien. « Certes, cela ne se fait pas du jour au lendemain. Mais le marché asiatique est très demandeur, tout comme le Moyen-Orient », indique Paul Boivin. Il ajoute que certaines entreprises françaises ont des sites de production aux États-Unis, réduisant en partie l’effet de la hausse des tarifs douaniers. Enfin, en cas de représailles européennes, les produits de l’industrie de la BVP étant fabriqués essentiellement à partir de céréales locales (blé, maïs…), et de matières premières françaises et européennes (beurre, œufs…), les conséquences économiques de la nouvelle guerre commerciale USA/UE pourraient être globalement limitées pour la filière, en dehors de certains produits spécifiques, comme les macarons (voir encadré).
Interrogé par Agra presse, le spécialiste de l’économie porcine à l’université de Wageningen, le Néerlandais Robert Hoste, estime qu’il est difficile de prédire les conséquences du « tremblement de terre » causé par les taxes américaines sur le marché du porc où les trois grands opérateurs (Chine, États-Unis et Union européenne) sont impliqués dans les mesures douanières. Pour l’UE, la première conséquence devrait être une augmentation du prix de l’alimentation animale (maïs/soja) « notamment en raison de l’insécurité » planant sur les marchés, et des rétorsions chinoises et européennes. Cela aura pour conséquence de renchérir les prix du porc en Europe. À l’inverse, les prix de l’aliment devraient baisser aux États-Unis, tout comme ceux des produits porcins, renforçant leur compétitivité.
Concernant les échanges de viande de porc, les incidences sont surtout indirectes. Certes l’Europe devrait réduire ses envois vers les États-Unis en raison des tarifs douaniers étasuniens, et de l’augmentation des stocks aux États-Unis engendrée par des rétorsions chinoises. Mais l’Europe exporte chaque mois 50 M€ de produits porcins, ce qui ne représente pas un flux majeur pour le Vieux continent. Le chiffre d’affaires annuel de la filière française est de 11 milliards d’euros.
Le plus intéressant est peut-être ailleurs pour l’UE. Avec la hausse des taxes chinoises, l’Empire du milieu importera « probablement » davantage de porc de l’Union européenne, qui est un partenaire historique", estime Robert Hoste. « Toutefois, je ne m’attendrais pas à ce qu’il y ait tellement d’avantages » pour l’Europe, conclut l’économiste, selon qui « un marché mondial ouvert est toujours la meilleure option en termes de sécurité d’approvisionnement optimale et de prix bas. »
Si les taxes douanières américaines auront un « impact marginal » sur les échanges de viande de volaille avec l’Union européenne – très faibles pour des questions de réglementation sanitaire –, les mesures de rétorsions de la Chine pourraient avoir comme effet indirect de renforcer l’industrie brésilienne et sa présence sur le marché européen, analyse Mohamed Bouzidi, responsable de l’analyse macroéconomique à l’Itavi (institut technique) ! « Par rapport à d’autres pays, la France est très peu dépendante des États-Unis, et nous exportons très peu là-bas », résume l’analyste.
L’effet sur le marché de la volaille serait donc indirect : « Les États-Unis étant exportateurs nets vers la Chine, notamment de co-produits (pattes, ailes), la Chine risque de se tourner vers le Brésil, qui pourrait profiter d’une meilleure valorisation de sa carcasse, et lui permettre de baisser le prix de ses filets en Europe. » En raison de l’influenza aviaire, l’Union européenne est moins bien placée pour remplacer les États-Unis en Chine ; en Europe, la Pologne paraît la mieux placée. Des flux existent de l’UE vers les États-Unis qui concernent des marchés de niche : œufs à couver (10 M€, surtout en provenance des Pays-Bas et de Belgique), viande de pigeon (3 M€, notamment en provenance d’Espagne) et viande de lapin (3,5 M€, surtout de Hongrie, Espagne et France).
Comme en production porcine ou en élevage laitier, les plus grandes craintes portent sur les effets des rétorsions chinoises et européennes sur le marché du soja. Pour l’heure, les rétorsions chinoises ont eu pour effet de baisser les cours du soja, comme cela s’était passé durant le dernier épisode de guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. D’éventuelles rétorsions européennes sur le soja pourraient changer la donne. Elles ont été, pour l’heure, renvoyer à la fin de l’année.
À première vue, les fruits et légumes français ont peu à craindre du conflit. Le marché américain des fruits et légumes est approvisionné par ses voisins directs : le Mexique qui représente 50 % des 21 millions de tonnes importées en 2024, suivi du Guatemala, du Costa Rica, l’Equateur, le Chili et du Canada. Les exportations européennes restent limitées. Elles s’élevaient à 88 500 tonnes et sont orientées à la baisse (-30 % depuis 2019). La principale raison en est les barrières non tarifaires imposées par l’administration américaine (protocoles phytosanitaires d’exportation). Cependant, certains produits arrivent sur le marché américain : kiwi d’Italie et de Grèce (32 000 tonnes), ail d’Espagne (18 800 tonnes), échalotes françaises (2 900 tonnes)… Selon Interfel, contacté par Agra, ces produits pourraient donc être moins exportés Outre-Atlantique et se retrouver sur le marché européen.
L’interprofession européenne Freshfel s’inquiète également de voir les opérateurs sudaméricains rediriger leurs flux vers l’Union européenne. Pour l’heure, aucun signal ne confirme cette crainte. « À ce stade, nous observons le marché et sommes en contact avec les pays traditionnellement fournisseurs des États-Unis pour tester leur velléité d’éventuellement modifier la destination de leurs flux commerciaux », explique Philippe Pons, président de la Chambre syndicale des importateurs de fruits et légumes. Une déferlante de fruits et légumes des pays fournisseurs des États-Unis lui semble peu probable à court terme.
Tout dépendra des montants des hausses, d’autant que tous les pays sudaméricains ne bénéficient pas actuellement des mêmes conditions] le Mexique est par exemple exempté de douane grâce à l’Alena. Dans le scénario d’une hausse de 10 %, l’effet serait faible car beaucoup de pays d’Amérique du Sud subissent déjà des droits de 10 %. Pas de fébrilité de leur côté pour l’heure. Si ces droits devaient augmenter, alors, selon Interfel, certains produits (bananes, exotiques) pourraient alors être réorientés, venant alourdir le marché européen. Mais, des opportunités pourraient s’ouvrir dans les pays taxant en retour les États-Unis, lui aussi exportateur de fruits : c’est l’enjeu de l’ouverture du Mexique à la pomme française ou des contacts de la Catalogne avec le Canada pour suppléer le fournisseur américain.
La Fédération des entrepreneurs de boulangerie (FEB) s’inquiète d’une possible taxation européenne des amandes états-uniennes, en réponse aux taxes américaines des produits UE. Les amandes UE pourraient en effet être taxées à partir du 1er décembre 2025. Contacté par Agra Presse, Paul Boivin, son délégué général, a expliqué que « les producteurs français de macarons n’ont pas de solution alternative aux amandes californiennes, qui disposent de propriétés organoleptiques uniques. Or, elles peuvent constituer jusqu’à 25 % du produit ». Une taxation menacerait les entreprises très spécialisées, qui exportent massivement aux États-Unis. Paul Boivin pointe le fait que si l’UE décidait de taxer les amandes californiennes, « il s’agirait d’une double sanction pour les producteurs français de macarons ». Dans ce scénario, les industriels verraient les coûts des matières premières renchérir, pendant que leurs ventes sont pénalisées par les taxes imposées par l’administration de Donald Trump. Des discussions sont en cours afin de préserver ces entreprises alimentaires dans le cadre d’éventuelles rétorsions européennes. « La mise en place de droit de douane de 20 % sur cette matière première pourrait donc tuer leur compétitivité sur l’ensemble des marchés à l’export » prévient le représentant de la profession.
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