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Priorité à l'arrachage total, en attendant le feu vert

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Le guichet de 130 M€ ouvrira « au plus tard le 6 février ». Priorité est donnée à l’arrachage total. Reste que le versement des aides dépend de l’adoption du budget de l’Etat et, côté UE, du paquet vin.

Le dispositif d’arrachage de 130 M€ a bien été officiellement lancé au conseil spécialisé Vin et cidre de FranceAgriMer. Mais il démarrera plus tard qu'annoncé. Dans un communiqué début janvier, le gouvernement avait prévu qu'il débute « dès mercredi prochain (le 14 janvier, NDLR) ». Finalement, l’ouverture réelle du guichet est attendue « au plus tard le 6 février », a-t-on appris de source professionnelle. « La plateforme pour le dépôt des demandes d’arrachages sera ouverte au plus tard le 6 février, sur une durée de quatre semaines », indique à Agra Presse le président du conseil spécialisé Jérôme Despey, également premier vice-président de la FNSEA. Qui plus est, ce plan d’arrachage, ainsi que les autres mesures annoncées par Annie Genevard le 24 novembre (allègements de charges sociales, prêts structurels), reste suspendu aux débats parlementaires ; il sera « intégralement déployé en cas d’adoption du budget 2026 », rappelle l’exécutif. Et le vote du paquet vin, soumis en février au Parlement européen, est aussi nécessaire.

En attendant, dans leur communiqué, l’AGPV (Cnaoc, caves coops, vignerons indépendants, vins IGP), la FNSEA et les JA précisent que les arrachages totaux seront prioritaires, étant considérés comme « un levier efficace ». Des précisions ont été apportées, lors du conseil de FranceAgriMer, sur « l’arrachage partiel qui vise les parcelles de plus de dix ans, à l’exclusion du cépage chardonnay », selon Jérôme Despey.

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La Conf’ réclame une dégressivité des aides

La Confédération paysanne a dénoncé le 14 janvier cette priorité à l’arrachage total : de « nombreux » viticulteurs risquent de ne pas se porter candidat, n’étant « pas assurés d’obtenir une aide suffisante ». Elle plaide en faveur d’« un soutien renforcé pour les premières surfaces concernées, puis un niveau d’aide réduit sur les hectares supplémentaires ». Le syndicat demande aussi « que ce plan soit orienté vers les régions où les viticulteurs sont le plus en difficulté et qu'il soit combiné à d'autres aides pouvant accompagner une sortie du métier, une reconversion culturale ou encore consolider des exploitations viables et volontaires ».

Un autre volet du plan ministériel de « sortie de crise » est l’activation de la réserve de crise européenne (la filière réclame 80 M€ pour la distillation), concernant laquelle la France « n’a toujours pas reçu de réponse » de l’UE, déplorent les membres de l’AGPV. Le commissaire à l’Agriculture Christophe Hansen « s’est toutefois engagé à effectuer un retour rapide, au vu du contexte économique particulièrement défavorable à la viticulture », selon eux.

Des critères pour l’arrachage partiel excluant le chardonnay