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Tour de plaine Un potentiel de rendement bien amoindri dans le Nord-Est

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Après d’importants dégâts de gel cet hiver dans le nord-est de la France, la nouvelle entité coopérative Vivescia, regroupant les périmètres de Champagne-Céréales et Nouricia, fait le bilan. Malgré une baisse prévue de la collecte de céréales pour 2012/2013, Vivescia ne compte pas remettre en cause ses projets d’investissements.

«En céréales d’hiver, l’impact du gel a été très disparate. Ainsi, l’Aisne a été assez peu touché par le gel, alors que la Meuse, la Haute-Marne et l’Aube ont vu, sur certaines exploitations, les surfaces détruites par le gel jusqu’à 90% », indique Jean-Luc Jonet, directeur des activités agricoles nord Vivescia. Sur le périmètre de Vivescia, incluant désormais ceux des anciennes coopératives Champagne-Céréales et Nouricia, 80 000 hectares (ha) de surfaces ont été gelées. En décomposant, ce sont 60 000 ha de blé tendre qui ont été détruits, 15 000 ha d’orges d’hiver et d’escourgeons, et 5 000 ha de colza. Pour les colzas, ce chiffre pourrait progresser car quelques retournements de parcelles ont encore pu avoir lieu.

Des semis de printemps aux potentiels moindres

« Les remplacements de cultures sur ces surfaces vont être faits pour 60 000 ha par des orges de printemps, pour 8 000 ha par du tournesol, pour 7 000 ha par du maïs et d’autres cultures sur 5 000 ha, dont du blé de printemps », détaille Jean-Luc Jonet. Le gel devrait abaisser le potentiel de collecte en raison de cultures non gelées restées en terre mais dont le potentiel sera limité en raison d’une moindre densité de pieds au mètre carré ou d’un affaiblissement physiologique des plantes sur des endroits très localisés. « En remplaçant les blés d’hiver par des orges de printemps, le potentiel de rendements est d’ores et déjà inférieur de 2 à 3 tonnes par hectares », souligne Jean-Luc Jonet. Pour l’état des cultures, il indique que « le colza est assez hétérogène en fonction de l’impact du gel, mais que globalement on observe une floraison lente et irrégulière, ainsi que des attaques de méligèthes ». Pour le blé tendre, les plantes qui ont survécu au gel sont en phase de montaison, mais aussi de façon irrégulière et lente. Les orges de printemps sont semés et atteignent des stades allant de « plein tallage » au stade « une à deux feuilles » pour les derniers semis. Les maïs sont semés à 100%. « On a déjà connu des années avec des potentiels de rendements amoindris, mais cela n’a pas eu d’effet sur la mise en place de nos plans d’investissements », conclut Jen-Luc Jonet.

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