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Vin : la Cnaoc vise des prix d’orientation pour la récolte 2026

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La Cnaoc (vignerons d’appellation) souhaite voir des prix d’orientation pour les vendanges 2026, a-t-elle indiqué le 11 septembre lors des Rencontres à la vigne dans le Bordelais. C’est une possibilité déjà offerte au raisin, via le règlement OCM vin de 2021, que le syndicat veut élargir au moût et au vin en vrac. Par dérogation au droit de la concurrence, « les organisations interprofessionnelles […] opérant dans le secteur vitivinicole peuvent fournir des indicateurs facultatifs sur l’orientation des prix concernant la vente de raisins destinés à la production de vins bénéficiant d’une appellation d’origine protégée ou d’une indication géographique protégée », selon l’article 172 ter.

Trois interprofessions mènent des travaux afin de l’appliquer, selon la Cnaoc. Pour la récolte 2026, elles doivent diffuser des indicateurs de coûts de production et des recommandations de prix minimum du raisin. « L’objectif est d’essayer d’avoir une rémunération de base pour que le viticulteur vive de son métier », souligne le directeur de la Cnaoc Raphaël Fattier. Cette « expérimentation » a été validée auprès de la Commission européenne et de l’administration française, d’après lui. L’étape suivante serait de l’étendre au moût et au vin en vrac. Un sujet qui est au menu des discussions sur le paquet de mesures en faveur au secteur vitivinicole, présenté par la Commission européenne au printemps.

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Autre chantier pour « garantir le revenu des producteurs », celui du projet de loi Egalim 4. Le Cniv (interprofessions des vins sous IG) est chargé de défendre les positions du secteur. Deux principes sont fixés. Il s’agit qu’Egalim 4 prévoit une élaboration du prix tenant compte des coûts de production à hauteur de 80 % minimum, soutient le Cniv. Sous réserve d’une subsidiarité, c’est-à-dire que des régions, ou même des appellations, puissent ne pas intégrer le nouveau dispositif.

Une disposition prévue dans l’article 172 ter de l’OCM