S’ils notent des progrès dans le nouveau projet de décret visant à encadrer l’agrivoltaïsme et le photovoltaïque au sol, JA et FNSEA attendent des améliorations. Les deux syndicats avaient critiqué un cadre trop flou pour l’installation solaire n’apportant pas de service à la parcelle. D’après la deuxième version du texte, le photovoltaïque au sol n’est permis «que sur des terres inexploitées depuis au moins dix ans ou sur des terres incultes désormais définies comme des terrains où il est impossible d’exercer une activité agricole», se réjouit la FNSEA. JA voit sur ce même point une évolution «dans le bon sens». L’installation «agrivoltaïque» doit quant à elle maintenir une activité principale agricole, et pour ce faire, le texte définit un taux d’emprise au sol. Cette couverture des panneaux «n’excède pas 30%» de la parcelle cultivée ou pâturée, salue JA, avec aussi 10% maximum de perte de surface exploitable. A ce propos, la FNSEA réclame «plus de tolérance car les marges d’erreur existent». JA attend d’autres améliorations: des garanties financières non pas facultatives mais obligatoires ; une décision non pas des préfets mais en CDPenaf pour la dispense de zone témoin ; des dispositions pour l’agrivoltaïsme excluant les jachères.
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