En moyenne, 16% des denrées données par la grande distribution sont jetées par les associations d’aide alimentaire, selon une récente étude de l’Ademe (agence de la transition écologique), qui a publié un guide de «solutions pour un don de meilleure qualité». Les deux tiers des pertes sont liés à la qualité du don (fruits et légumes abîmés, produits frais en date du jour) et le tiers restant à l’organisation des associations, confrontées à une «crise du bénévolat». L’Ademe estime que ces 16% de pertes représentent 38 000 tonnes d’aliments, l’équivalent de 185 millions d’euros «de produits reçus mais qui finissent à la poubelle». En plus du gaspillage alimentaire, la gestion de ces produits impropres à la consommation représente 11 millions d’heures de «bénévolat inutile» – ce qui participe à la baisse de motivation des bénévoles –, les émissions de Co2 de «près de 110 000 vols Paris New-York» et la consommation d'eau de «95 000 piscines olympiques». Sans compter les coûts financiers: 10 M€ de collecte et de traitement des déchets pour les collectivités, 64 M€ de frais de fonctionnement pour les associations et 65 M€ d’impôts non perçus par l’État. Le don permet, en effet, aux magasins de bénéficier de déductions fiscales. La loi Garot de 2016 a rendu obligatoire la signature d'une convention avec une association d'aide alimentaire pour les magasins de plus de 400m2, rappelle l'Ademe.
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